Les disparus de Clairdelune (La passe-miroir #2), Christelle Dabos

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Θ Attention, il s’agit d’une chronique portant sur un tome deux Θ

 

« Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité. »

Après un tome un très plaisant, c’est sans tarder que je me suis plongée dans celui-ci, dans le cadre du challenge organisé sur Livraddict. Comment vous donner un premier ressenti exact et concis de mon sentiment ? Peut-être pourrais-je vous dire que j’ai immédiatement acquis le tome trois et que j’en commence la lecture ce soir ? Que j’ai eu envie de pousser mille cris stridents en lisant la dernière page ?

Nous retrouvons Ophélie à peu de chose près là où nous l’avions laissée. Alors qu’elle attend la visite imminente de sa famille, elle se voit, pour bénéficier de sa protection, dans l’obligation de rencontrer l’esprit de famille du Pôle, Farouk. Celui-ci, fasciné par la jeune femme, décide d’en faire sa vice-conteuse, soit une personne chargée ni plus ni moins que de lui raconter des histoires qu’il écoute d’un air désintéressé, entouré d’une centaine de courtisans n’attendant que d’agir comme lui. Seulement, les choses ne se passent pas vraiment bien. Sans compter qu’il lui faut aussi veiller sur Bérénilde et son enfant à venir, composer avec l’improbable raideur de Thorn et cacher l’effroi qui la saisit quand elle se trouve être la récipiendaire de mystérieuses lettres anonymes … La liseuse n’est décidément pas la bienvenue sur le Pôle !

Mes aïeux, quelle lecture ! J’en suis encore toute chamboulée. D’une part, parce que j’aime profondément les personnages qui la composent (cela, j’y reviendrai après), d’autre part, parce que je trouve que les directions que prend Christelle Dabos sont éminemment surprenantes et intéressantes (et souvent casse-gueule) ; et il s’agit des voies de l’ésotérisme et de la dystopie. Sacré mélange, et audacieux aussi. Ah, puis aussi parce que THORN !

Ainsi, il ne s’agit pas seulement de savoir ce qu’il va advenir de notre chère héroïne. On assiste à la remise en question progressive d’un monde, d’une Histoire, d’un ordre établi, de ses « divinités ». En tant que Liseuse, Ophélie incarne une incontestable vérité que certains aimeraient bien ne plus voir exister. Pourquoi ? Ce n’est pas dans ce tome que l’on trouve la réponse (très certainement dans  les suivants), mais des pistes sont jetées ici ou là, contribuant à rendre une atmosphère assez « jeunesse » et légère, progressivement plus sombre. Christelle Dabos instille avec brio ces touches plus amères, nous faisant prendre conscience qu’un/des antagoniste.s important.s tire.nt les ficelles du jeu.

Venons en aux personnages. Nos (anti) héros sont le cœur de la réussite de ce roman. Bien sûr, les personnages secondaires, hauts en couleur (quoique peu creusés), apportent de la fantaisie et du piment à cette histoire. Pourtant, Ophélie et Thorn ont emporté tous mes suffrages. Thorn est mystérieux, obsessionnel et raide … mais il à ce je-ne-sais-quoi qui le rend terriblement attachant (mais alors, ter-ri-ble-ment !) depuis le tome un. Une fois n’est pas coutume (parce que cela m’arrive rarement), mon petit cœur fond pour lui. Quant à Ophélie, j’apprécie de la voir se détacher progressivement de celles et ceux qui la prennent pour ce qu’elle n’est pas : une lâche, une passive. Elle est sûrement la personnalité la plus forte et courageuse de toute cette galerie de personnages, même s’il n’est jamais évident pour elle de s’imposer. C’est ce qui la rend réaliste, profondément humaine et intéressante.

Il y a aussi un voire même des lieux qui sont à eux seuls des personnages à part entière : les Arches, et ici en l’occurence, le Pôle et plus particulièrement la Citacielle. Les descriptions qui en sont faites sont à la fois fascinantes et terrifiantes : qu’est ce que cela peut bien faire de vivre au milieu de lieues créés de toute pièce ? Quel en est le véritable intérêt ? Les arches n’ont pas fini de nous livrer tous leurs mystères.

Je finirais sur quelques mots concernant la plume de Christelle Dabos. Elle a pour elle une efficacité et une imagination peu commune, nous projetant avec facilité et bonheur dans ce monde qu’elle a imaginé, et surtout, ce qui n’est pas négligeable, semble connaître son histoire sur le bout des doigts. On sent qu’elle sait où elle veut nous mener, ce qui rend la lecture particulièrement addictive !


550 pages     Genre : Dystopie

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15 réflexions sur “Les disparus de Clairdelune (La passe-miroir #2), Christelle Dabos

  1. Erika dit :

    Thorn ♡ (c’était un début de commentaire très utile xD) Je suis contente que tu aies aimé ce tome, comme toi, je l’ai trouvé génial ! J’espère que tu apprécieras aussi le troisième. Je t’en souhaite une bonne lecture **

    Aimé par 1 personne

  2. Marmotine dit :

    Tu as parfaitement résumé mon ressenti sur ce deuxième tome ! J’aime tellement l’écriture et l’univers de Christelle Dabos qui est très difficile pour moi d’en faire une chronique (j’aurai trop de choses à dire…) La tienne est super ! 😄

    Aimé par 1 personne

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