Le gang des rêves, Luca Di Fulvio

Résumé : « Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt… L’histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s’achève quelques heures plus tard sans qu’on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l’enfance volée, Le Gang des rêves brûle d’une ardeur rédemptrice : chacun s’y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l’illusion de la pureté. »

gang des rêves


Les + … Un fort sens du romanesque ; Une plume sans temps mort.

Les – … Une romance trop prévisible ; Une histoire cousue de fil blanc.


Le gang des rêves est l’un des trois livres d’une trilogie prévue par Luca Di Fulvio racontant les histoires de personnages différents, à des époques différentes, mais avec des problématiques identiques. Pour l’instant, un autre tome a été publié en français, Les enfants de Venise. Et sauf si vous vivez à l’écart du monde – ou du moins, de la blogosphère lecture – vous n’avez pas pu échapper à cette couverture et aux multiples coups de cœur que cette œuvre a engendré.

Autant être claire, cela n’en a pas été un de mon côté. J’ai cependant tenu à le terminer pour être certaine de ne pas avoir de regrets ensuite. J’ai aussi hésité à poster une chronique toute la semaine !

Le fils de cette jeune italienne dont parle le résumé, c’est Christmas. Arrivé aux Etats-Unis alors qu’il n’était qu’un nourrisson, il a à cœur de vivre son rêve américain, que ce soit du bon ou du mauvais côté. L’histoire se passe majoritairement dans les années 1920 et on sent le spectre de la crise de 1929 et la Grande Dépression flotter au-dessus de l’histoire. C’est une période historique hyper intéressante, mais qui est un peu remisée au second plan dans ce récit, au détriment d’une histoire d’amour qui n’a pas su m’émouvoir. Et de là, impossible de rentrer dans ma lecture.

Pourtant, l’auteur soulève pas mal de thèmes très intéressants inhérents à cette époque, mais pas que. Le plus évident, c’est le déterminisme social évidemment, que rien ne semble pouvoir contraindre. Christmas est catalogué comme un immigré italien, même s’il ne connaît rien de son pays natal. Il vit dans un quartier extrêmement pauvre de New York, où il ne semble qu’y avoir deux voies possibles pour une jeune garçon comme lui : la pègre ou un travail d’usine (on est en plein dans le fordisme) aliénant et sous-payé. Le principal objet de ce roman au final (l’amour à part), ce sera évidemment de savoir vers où il penchera.

Si j’ai aimé la dureté et le côté sans concession de l’écriture de Luca Di Fulvio, j’ai été beaucoup moins sensible à son côté fantasque. Certes, Christmas a décidé de tout chambouler, sa vie comme ses chances. Mais parfois, certains rebondissements sont si incongrus qu’ils m’ont laissé au bord de la route. Le cadre historique est si réaliste, si puissant, si fort ! – on est dans une période à mi-chemin entre les héritages de la vieille société très codifiée et une modernité qui ne cesse de prendre de l’importance – que je ne m’attendais simplement pas à cela en le lisant. J’en sors donc assez déçue. Cependant, je conseille vraiment à chacun.e d’essayer de le lire, car peut être chez vous le style si particulier de l’histoire trouvera un écho ! 🙂

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945 pages.                                 Genre : Roman choral

 

 

3 réflexions sur “Le gang des rêves, Luca Di Fulvio

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