Qui a tué mon père, Edouard Louis

 » L’histoire de ton corps accuse l’histoire politique. « 


Littérature Française, essai   –   96 pages

J’avais lu lors de sa sortie En finir avec Eddy Bellegueule, l’année ne me revient pas forcément, mais mon ressenti est resté ancré en moi. J’étais à la fois excédée par cette façon de brocarder la misère de sa famille et de sa région de la Somme, admirative du parcours de l’homme aussi. Était-ce une autobiographie ? Une autofiction ? C’était comme avoir un hurlement trop longtemps contenu entre les mains, avec les excès que la rage provoque.

Sa colère s’est désormais redirigée. Édouard Louis a pris du recul ; d’un « cette famille quiqui a tué mon père ne me comprend pas », on passe à un « pourquoi cette famille ne me comprend pas ». Sur 96 pages, et comme dans une suite d’En finir avec (…), il revient sur les relations présentes avec sa mère et surtout son père, cet ancien ouvrier, détruit moralement par les tâches répétitives des chaînes de montage, physiquement par un accident du travail qui lui a brisé le dos et broyé par des politiques qui l’acculent sans cesse.

La continuité qu’il met dans ses œuvres me plaît en tout cas beaucoup.

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