Chroniques de Ténébreuses – Le cycle des légendes (Les premiers temps #2 – La romance de Ténébreuse), Marion Zimmer-Bradley

« Un monde perdu, parcouru par des vents fantômes, qui apportent avec eux d’étranges pollens, capables d’allumer le désir et de féconder les ventres : la planète Ténébreuse est la Grande Mère de toutes les Mères Fondatrices et par là même de tous les Ténébrans.  » La Planète aux vents de folie « , qui en raconte les origines, n’est pas seulement une histoire d’astronef naufragé et de courageux colons qui entreprennent de maîtriser la Mère Nature ; ils doivent en éprouver le pouvoir pour sentir qu’ils ne sont pas perdus, qu’ils sont chez eux entre les hautes montagnes où désormais ils habitent.
Leur descendance ne sera plus comme eux ; elle portera en elle les talents donnés par Ténébreuse qu’elle accroîtra de son mieux par la sélection génétique et l’éducation ; partis des ordinateurs, ils réinventeront une culture archaïque où l’esprit n’aura plus besoin des machines pour semer le chaos, rétablir l’ordre et instaurer la liberté pour tous – y compris, bien entendu pour les femmes.
« 

Les premiers temps #1 : La planète aux vents de folie


Genre : Fantasy, Science-fantasy   –   177 pages


Mes parents possèdent tout le cycle de Ténébreuse dans des éditions de poche très marrantes, avec couverture argentée miroitante au doux parfum 70’s ; cela ne m’a pourtant pas encouragé à les ouvrir avant l’année dernière.

Le premier tome, qui revient sur la découverte de Ténébreuse par des colons Terriens échoués, me l’a fait regretter. Le style de l’auteur, très humain, réaliste et imaginatif, est un plaisir à chaque page.

Marion Zimmer-Bradley encourageait tous les auteurs débutants à écrire des nouvelles ayant Ténébreuse pour cadre ; certaines furent même publiées. Celles qui se trouvent dans ce recueil font donc suite à La planète aux vents de folie.

Il faut être prêt à composer avec des styles différents toutes les 8-10 pages, mais si cela ne vous dérange pas, alors bienvenue parmi les Ténébrans !

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Le vaisseau des premiers colons.

Des centaines d’années après l’arrivée des premiers colons. Ténébreuse abrite une société humaine encore fragile, délestée de toute technologie – archaïque – mais enrichie (pour certains Ténébrans) par des capacités extraordinaires inhérentes à la planète. Les premiers colons sont devenus des légendes, les premiers d’un nouveau peuple, et la culture Ténébrane s’est développée, avec ses mythes, ses légendes, ses héros, ses lois mais aussi ses restrictions. Le tout est teinté d’un féminisme très fort (seule une des nouvelles est l’œuvre d’un homme) et d’une envie, par le prisme de Ténébreuse, de réfléchir à des thématiques précises.

Si, comme dans tous recueils, certaines nouvelles sont assez faibles, d’autres sortent vraiment du lot. Trois en particulier ont retenu mon attention.téné

  • La dame noire, une nouvelle autour d’une femme veillant les mourants et d’une jeune apprentie ;
  • Le conte de l’âne de Durraman et son côté récit médiéval ;
  • Amende honorable – celle que j’ai préféré – prend place lors d’un procès qui suit un avortement clandestin. Chaque partie expose alors ses arguments, ses pensées et ses contradictions dans un texte de grande qualité.

Ce n’est en tout cas pas une lecture indispensable pour comprendre Ténébreuse, mais c’est idéale si vous souhaitez encore mieux découvrir et comprendre cette planète exceptionnelle … ou si vous n’êtes pas encore rassasiés. 😉

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2 réflexions sur “Chroniques de Ténébreuses – Le cycle des légendes (Les premiers temps #2 – La romance de Ténébreuse), Marion Zimmer-Bradley

  1. LadyButterfly dit :

    Ce sont les meilleures éditions, celles de Presse Pocket avec les illustrations de Siudmak (elles datent des 80’s malgré ce qu’on pourrait croire). Par contre, à éviter les « MZ Bradley présente » (sauf si on est très fan^^) puisque ce sont des récits écrits par diverses personnes – autour de Ténébreuse mais qui n’apportent rien au Cycle.

    Aimé par 1 personne

    • MahaultMots dit :

      Oui c’est ce qu’est ce tome 2. C’est sûr que c’est à réserver aux plus férus mais je trouve cette démarche de publier les nouvelles d’amateurs intéressante. Certaines sont vraiment de qualité.
      Ah au début de mon poche de La planète aux vents de folie il y a un achevé d’imprimer en 1977. Merci pour le nom de l’illustrateur, ce qu’il fait est vraiment chouette !

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