La traque (#1 Le puits des mémoires), Gabriel Katz

« Trois hommes se réveillent dans les débris d’un chariot accidenté en pleine montagne. Aucun d’eux n’a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers, venus de l’autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver. Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire. »


Genre : Fantasy – 398 pages


Ce tome 1 était déjà passé entre mes mains il y a quelques années, mais à la vue de ma lecture, je l’avais totalement oublié ! Dommage, car j’ai passé un très bon moment, et je compte bien poursuivre la série cette fois-ci.

Les protagonistes principaux souffrant d’une amnésie particulièrement sévère, on est immédiatement plongé avec eux dans leurs souvenirs immédiats et leurs ressentis de cette « deuxième naissance » lorsqu’ils parviennent à quitter les chariots desquels ils étaient prisonniers. Cette scène des chariots m’a d’ailleurs fortement fait penser – outre le ventre maternel – au jeu Skyrim, si bien que je l’ai eu en tête toute ma lecture. Ils découvrent tout de même lors d’une rixe avec les soldats qui les escortaient leurs capacités particulières : l’un semble mage, l’autre manie l’épée, le troisième se sent une affinité particulière avec les chevaux. Ils se choisissent chacun un prénom et décident de découvrir qui ils sont et pourquoi ils étaient retenus captifs.

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Scène d’ouverture du jeu vidéo Skyrim (The Elder Scrolls V)

Les trois personnages, Nils, Karib et Ollen expriment à tour de rôle leurs points de vues, souvenirs et bribes de caractères. Si l’un brille par son humanité, un autre intrigue par sa froideur. Ce sont des traits de personnalité un peu grossier, mais qui permettent de bien identifier ces personnages qui ne sont pas des héros ; avec eux, il est impossible d’utiliser le passé pour nous émouvoir.

D’autres personnages s’emparent de temps à autre de la narration pour multiplier les points de vues sur l’histoire et nous apportent des clés, mais Gabriel Katz fait surtout la part belle à l’action. Les scènes s’enchaînent et le rythme est soutenu. Ca s’inscrit d’ailleurs assez dans la veine de cette fantasy française qui compile les rebondissements, et joue plus sur l’action que sur la psychologie des personnages. Je pense par exemple à

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L’héritage des Rois-passeurs de Manon Fargetton ou encore Les épées de glace d’Olivier Gay.

Le style d’écriture est en résumé plutôt simple et efficace, toujours très divertissant. Il y a même un petit côté jeu vidéo avec l’introduction de ces parchemins de guérison qui disparaissent en cendres après utilisation. Le puits des mémoires, c’est donc du fun de bonne facture, et une intrigue avec une pointe de drame qui nous donne forcément envie d’en savoir plus.

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10 réflexions sur “La traque (#1 Le puits des mémoires), Gabriel Katz

  1. John Évasion dit :

    Coucou toi !
    Hey, je l’ai lu celui-là et…je suis globalement d’accord avec toi. L’idée de base (amnésie machin) est classique mais bien amenée par Katz. Les intrigues et l’efficacité de la plume (quoique parfois un peu trop simple et « contemporaine » diront certains) font le charme du livre.
    Par contre, quand tu dis action non-stop, je ne suis pas entièrement d’accord. Il y a beaucoup de moments où ils font du sur place pour travailler et se faire une nouvelle vie. Ce n’est pas hyper rythmé (si tu prends en comparaison son cycle Aeternia, le tome 1 propose plus d’action que dans le Puits des Mémoires). Mais c’est une question de perception je suppose et chacun aura sa vision. Je vais essayer de lire le tome 2 fin de l’été et faire une chronique du tome 1 dans quelques semaines.

    Aimé par 1 personne

    • MahaultMots dit :

      Coucou !
      Oui je pense en effet que c’est une question de ressenti.
      Par exemple, j’aime la manière dont Robin Hobb nous fait ressentir l’ennui et l’attente de Fitz dans l’Assassin royal : elle répète ses journées routinières, ses doutes, ses réflexions et ressassements des pages et des pages durant (sans pour autant donner l’effet d’un remplissage purement artificiel).
      Ici, Gabriel Katz, pour signifier que les personnages s’ennuient, écrit (j’exagère un peu mais c’est pour illustrer l’idée) : « ils s’ennuient ». Ça tient maxi sur un paragraphe… mais parce que cela colle à son style d’écriture. Et c’est d’ailleurs très bien.
      Je viens de terminer de Katz La maîtresse de guerre et c’est tout à fait dans le même genre, d’ailleurs j’ai très envie de découvrir ses autres écrits (tu cites Aeternia, il m’attire beaucoup !).
      Je guette ta chronique du tome 1 😉

      Aimé par 1 personne

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