#10 – Bilan du mois de Février 2019

Nombre de livres lus3

Moyenne de la période : 3,3/4

Pages lues : 1087

Un coup de cœur : oui : L’empreinte, d’Alexandria Marzano-Lesnevich

Une déception : non

Deux lectures fabuleuses …

  • L’empreinte, d’Alexandria Marzano-Lesnevich. Ce livre à la croisée des genres m’a vraiment bluffé, aussi bien par sa construction que par l’intelligence de son propos. On en voit de belles chroniques fleurir un peu partout sur la blogosphère, et c’est à raison !
  • Génocides, de Thomas Disch. Un récit post-apocalyptique qui m’a glacé le sang. Aujourd’hui, il est plus admis de dire que l’homme est un animal comme les autres qu’à l’époque où ce livre a été écrit – mais la piqure de rappel est quand même salutaire.

 

Un roman dont la chronique est à venir

  • L’ours et le rossignol, de Katherine Arden – chez Denoël (Lunes d’encre). Un excellent moment de lecture fantasy, très ancré dans le conte.

 

Les personnages du trimestre:

  • Alexandria Marzano-Lesnevich (L’empreinte, par elle-même) : Comme l’autrice Tara Westover le mois dernier (elle décrit avec beaucoup de recul sa vie au sein d’une famille mormone fondamentaliste dans son livre Une éducation), Alexandria Marzano-Lesnevich se raconte dans L’empreinte, une œuvre croisant une affaire de meurtre d’enfant avec son vécu de victime d’inceste. Profondément résilient, son livre est un appel à ne pas penser binairement – une vraie pépite.
  • Vassia (L’ours et le rossignol, de Katherine Arden) : Dans la Russie légendaire où prend place l’histoire de ce livre, on croit de moins en moins à ce qu’on pourrait qualifier d’esprit. Il y a celui qui veille sur la maison, celui qui veille sur l’étable, celui qui veille sur les récoltes. Seule Vassia ne s’en détournera pas : elle sera celle qui les voit, celle qui sait … soit une sorcière aux yeux de tous. C’est un personnage foncièrement libre que j’ai beaucoup aimé suivre.

 

L’univers du mois :

  • La Rus'(sie) légendaire de L’ours et le rossignol, de Katherine Arden. Terre magnifique, immense et sauvage, quasi inhospitalière hors de ses villes, elle fait un cadre fantasy magnifique, que j’ai jusque-là bien peu croisé au gré de mes lectures.

 

Une scène, un phrase

  • Les extra-terrestres ayant ensemencé la Terre dans Génocides de Thomas Disch procèdent au nettoyage des parasites se trouvant dans leurs cultures … J’ai nommé les humains : 

« Au loin, l’Alworth Building s’effondra. Derrière, lui, dans le port asséché, un navire était couché sur le flanc et crachait des flammèches par ses hublots.

Ici et là, parcourant les décombres, on voyait les machines incendiaires achever leur travail. Vues de si loin, elles semblaient tout à fait innocentes. Elles rappelaient exactement à Jackie ces petites Volkswagen du début des années cinquante, alors qu’on n’en voyait que des grises. Elles étaient vives, diligentes et propres.

– Nous devrions nous mettre en route, dit-il. Elles vont bientôt commencer à nettoyer les faubourgs.

– Eh bien adieu, civilisation occidentale, fit Jackie en agitant le bras en direction de la fournaise ardente. »


 

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