#15 – Bilan du mois d’Octobre 2019

Nombre de livres lus : 12

Moyenne de la période : 2,7/4

Pages lues : 4.100

Un coup de cœur : oui ! Pour Un insaisissable paradis de Sandy Allen et Lumières d’Amérique, le tome 1 de la série Sous le vent de la liberté de Christian Léourier. 

Une déception : oui ! L’arrangement de Sarah Dunn que j’ai eu vraiment beaucoup de mal à lire, et La mer à l’envers de Marie Darrieussecq. 


Trois excellentes lectures …

  • Un insaisissable paradis de Sandy Allen : Lu dans le cadre du prix ELLE des lectrices 2020 auquel je participe, cet essai – que je ne chroniquerai pas faute de temps, m’a appris beaucoup de choses sur un sujet que je ne connaissais pas vraiment : la schizophrénie. Fait rare, la parole y est donnée à un schizophrène, l’oncle de l’auteur. Un essai que je vous encourage vivement à découvrir !
  • Une sorcière à la cour de Philippe Madral : Un roman historique que j’ai attaqué sans trop de conviction … Et que j’ai lu quasiment d’une traite ! Tout m’y a plu : le style de l’auteur, le personnage historique que l’on y suit (Nicolas de La Reynie), la description d’une époque (l’affaire des Poisons, sous Louis XIV). Si vous aimez les romans historiques … Bah, il faut le lire, c’est tout. 😀
  • Lumières d’Amérique (#1 Sous le vent de la liberté), Christian Léourier : Waouh. Il y a dans ce roman jeunesse historique un vrai sens de la narration, de l’aventure, en plus d’une volonté de faire découvrir l’histoire de l’indépendance de l’Amérique aux jeunes lecteurs. Une superbe découverte.

 

Un livre particulièrement marquant

  • L’âge de l’innocence d’Edith Wharton : Reçu en Masse critique Babelio pour le mois de septembre, j’ai été ravie de découvrir ce classique de la littérature, qui nous plonge dans la bonne société New-Yorkaise quelques temps avant la première guerre mondiale, au cœur d’un amour absurdement impossible par souci des conventions.

 

Deux (grosses) déceptions

  •  La mer à l’envers de Marie Darrieussecq : L’autrice, pas réputée pour la facilité de lecture de ses œuvres, nous propose de suivre une mère de famille confrontée à la crise migratoire. Il m’a d’abord été très difficile de me plonger dans ce texte, puis de comprendre le personnage principal, autour duquel l’autrice dresse de telles barrières … Le texte m’a semblé immensément froid.
  • L’arrangement de Sarah Dunn : Cet analyse des relations de couple ne m’a pas plu. Je n’ai apprécié ni le ton, ni l’humour caustique, ni les clichés que l’autrice prétend critiquer mais dans lesquels elle tombe pourtant les deux pieds joints. J’ai eu l’impression de regarder un épisode de Desperate Housewives et comme je n’aime pas du tout cette série … Ça n’a forcément pas pris.

 

Les personnages du mois:

  • Nicolas de La Reynie (Une sorcière à la cour de Philippe Madral) : Un personnage historique que je ne connaissais pas, magnifié par la plume de l’auteur. Sa rigueur, sa discipline, son souci d’égalité et son intelligence en font un homme un peu en avance sur son temps.
  • Le jeune Jean de Kervadec  (Lumières d’Amérique, tome 1 de la série Sous le vent de la liberté de Christian Léourier) : Suivre le jeune et courageux Jean de Kervadec a été un bonheur. De la mort de son cher père à son arrivée sur le continent américain, et durant les trois années qui suivent … Quelle évolution ! Les nombreux personnages historiques qu’il croise rendent son odyssée passionnante.

 

L’univers du mois :

  • Une ère de grand changement que découvre Jean de Kervadec, le jeune héros de Lumières d’Amérique de Christian Léourier : On s’y sent véritablement plongé comme si on y était. Indépendance prochaine des États-Unis, statut transitoire de la Nouvelle-France, tristesse des Peuples Natifs qui se rendent compte qu’ils n’auront pas leur place dans ce monde à venir ou encore absurdité de la Guerre. La littérature jeunesse a des milliers de choses à dire !

 

Une scène, une phrase

  • Rien n’est noir de Claire Berest, et Frida Kahlo qui ne peut pas pifer les surréalistes français : 

« Si Breton ne l’agaçait pas tant, Frida pourrait presque adorer ce foutoir. Et comme tous les soirs, beaucoup de monde s’agite dans l’appartement surchargé entre le canapé défoncé, le poêlon ronflant et les tabourets de fortune. André compte ses troupes, il donne à Frida la sensation d’un roi entouré de ses bouffons. Mais roi de quoi ? Ces intellectuels français sont ridicules, à son avis. Ils semblent contents d’eux sur leur terre pourrissante, une Europe rancie, dégénérée, avec Franco en Espagne, Mussolini en Italie et Hitler en Allemagne, on parle ici d’une guerre imminente, et eux dissertent dans le vide du matin au soir, traînant d’un café à un autre café, ne faisant rien d’autre que jacter avec des mots impossibles en touillant leur tasse au rythme de leur petite cuillère. Les surréalistes. Un ramassis de bavards pédants, à son avis. »


 

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