Un palais de cendres et de ruines (#3 Un palais d’épines et de roses), Sarah J. Maas

« Devenue Grande Dame de la Cour de la Nuit, Feyre a offert son cœur à Rhysand.

Après la trahison de Tamlin, pourtant, la jeune femme n’a eu d’autre choix que de suivre celui-ci à la Cour du Printemps, qu’elle considérait autrefois comme sa maison. Mais Feyre n’a qu’une idée en tête : découvrir ce que manigance Tamlin, qui s’est rangé aux côtés du roi d’Hybern, et rentrer au plus vite à la Cour de la Nuit.

Car la guerre contre Hybern est imminente, et Feyre et Rhysand doivent à tout prix rallier les Grands Seigneurs à leur cause… »


Genre : Romance/Fantasy   –   719 pages   –    Mes avis sur : Le tome 1Le tome 2


Après une découverte décevante du tome 1 et une petite remontée d’appréciation sur le tome 2, ce tome 3 joliment titré Un palais de cendres et de ruines parvient enfin à exploiter correctement les ingrédients d’un bon livre de romantic fantasy, dosant habilement romances, amitiés et avancement de l’histoire globale.

Nous retrouvons Feyre dans la délicate position d’agent double au sein de la Cour de Printemps, auprès de Tamlin et de Lucien. Si ce dernier se montre amical envers elle à bien des égards et malgré de forts soupçons, Tamlin lui est de plus en plus violent et incontrôlable. Que dire de cette idée de s’allier avec le roi d’Hybern pour libérer Feyre qu’il pensait aux griffes de la Cour de la Nuit, quitte à torpiller au passage le continent tout entier ?

Cependant, la gentille Feyre a changé, et elle est bien décidée à se venger coûte que coûte de Tamlin et de sa trahison en faisant progresser le doute au sein des légions armées de ce dernier, sans vraiment réfléchir aux conséquences. Mais l’arrivée d’émissaires d’Hybern et la perte progressive de ses pouvoirs et de son lien avec Rhysand va bouleverser ses plans et précipiter sa fuite vers son royaume, elle qui est désormais à l’insu de tous la Grande Dame de la Cour de Nuit.

« Au-delà de sa colère, l’âpreté de sa voix m’alarma.

Qu’est-ce qui se passe ? demandai-je par notre lien.

– Ce qui se passe ? répéta-t-il à haute voix. Ce qui se passe, c’est que ces ordures sont venues chez moi pour s’en prendre à mon âme sœur. Ce qui se passe, c’est que mes défenses m’ont trahi. Ce qui se passe, c’est que tu as dû conclure un marché avec cette créature pour ne pas être enlevée. Ce qui …

– Du calme, dis-je doucement, mais fermement. »

À nouveau, comme pour le tome 2, nous sommes sur 719 pages qui filent toutes seules. Pas d’ennui, ni de longueur car l’histoire est parfaitement sur les rails, entre moments privés et batailles en tout genre pour la liberté de Prythian.

Et le futur de ce monde semble de plus en plus dépendant de celui de Feyre, car elle aura bon nombre de batailles personnelles à mener. Celle contre Tamlin d’abord, dont j’ai tout de même souvent eu pitié. Feyre, elle, n’en aura pas. Puis contre ses sœurs, Nesta et Elain. « Contre », c’est ce que va d’abord croire Feyre, avant de se rendre compte qu’il s’agit plutôt d’un « pour ». Si les trois ne s’entendaient pas ou peu sous leur forme humaine, leur transformation respective en Faes va les amener à progressivement se serrer les coudes mais surtout, à trouver un sens à leur vie autre que les jolies mariages auxquels elles étaient promises autrefois. La Cour de Nuit étant en plus très progressiste, ce sera le lieu parfait pour enfin comprendre qui elles sont elles-mêmes vraiment.

« J’avais toujours imaginé la mort comme un paisible retour au foyer, une berceuse douce et triste qui m’accompagnerait dans l’au-delà. (…) Je me demandais si, au lieu d’une douce chanson, la berceuse de la mort n’était pas plutôt le vrombissement des mouches, si les mouches et les vers n’étaient pas les serviteurs de la mort. »

Si je soulignais la faiblesse du monde dans lequel évolue Feyre dans mes chroniques des tomes 1 et 2, je corrige : pas de faiblesse, mais une mauvaise exploitation. Sarah J. Maas reprend les rênes et corrige le tir car pour la première fois de la saga, l’équilibre entre romance et fantasy m’a paru juste ! Je n’ai pas eu l’impression que l’une empiétait sur l’autre, et me suis même surprise à refermer le livre et à ressentir une curiosité assez forte pour les autres Cours et le reste de Prythian.

Plus largement, il est beaucoup question des liens amicaux dans ce dernier tome. Cela ne m’avait pas forcément frappé, mais en réfléchissant à ma lecture de cette saga, je me suis rendue compte que ses personnages – Cour de Nuit ou non – avaient en com510efgoG2nL._SX335_BO1,204,203,200_mun d’avoir été abusés, floués dans le passé et que tour à tour, ils vont décider de briser leurs chaînes ; pas forcément de la manière la plus morale qui soit mais en acceptant de se regarder en face, à l’image de Feyre et de sa confrontation avec un célèbre miroir, de Lucien et ses familles ou encore de Morrigan et la Cour des Cauchemars. Des problématiques que le style de Sarah J. Maas porte bien.

En conclusion … Un dernier tome plus mature dans les problématiques qu’il installe mais aussi dans l’écriture, offrant une belle conclusion à Feyre, Rhysand & consorts.

png-4

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s