Homecoming, Delinda Dane & Ludivine Delaune

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Genre : Romance

227 pages

« Au premier regard, Jaxon Blake et Dylan Sparks se sont détestés. Pourtant, quand cette dernière doit trouver en urgence une famille d’accueil pour une fillette maltraitée, elle semble n’avoir d’autre choix que de se tourner vers Jaxon, dont le foyer Homecoming est devenu un havre de paix pour de nombreux gamins abandonnés.Mais peut-elle vraiment se fier à cet homme au passé trouble et inquiétant  ? Dylan le sait, elle n’a pas droit à l’erreur. Car quand la vie d’un enfant est en jeu, elle ne peut se permettre le moindre faux pas… »


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Du bon : Le personnage de Dylan, le thème de la protection de l’enfance.

Du moins bon : Le personnage de Jaxon, des références à d’autres romances trop présentes.


Homecoming est le troisième et dernier tome d’une saga titrée Never dies, suivant à chaque tome un couple évoluant dans le même univers – l’ordre de lecture n’est donc pas vraiment important. Auréolé de ses bonnes notes et de ses coups de coeur sur les différents réseaux sociaux dédiés à la lecture, Homecoming m’a d’abord attiré car ses personnages évoluaient dans un milieu professionnel bien particulier : celui de la protection de l’enfance.

D’un côté, il y a Dylan Sparks, une jeune assistante sociale qui ne prend pas son métier à la légère. Elle fait de chaque cas une affaire personnelle, particulièrement depuis que les parents adoptifs bénéficient d’un délai de six mois pour se rétracter.

De l’autre, nous trouvons Jaxon Blake, un jeune homme responsable d’un foyer pour mineurs privé, qui héberge plus d’une trentaine de jeunes, leur offrant ainsi la stabilité et le cadre accueillant qui leur a bien souvent manqué.

C’est un peu attendu, mais précisons quand même que nos deux personnages sont abîmés par la vie. Ils ont certes choisi ces carrières par altruisme et envie de faire du bien autour d’eux, mais aussi parce qu’ils ont une revanche à prendre sur la vie et sur leur enfance désormais révolue. Maltraitance, abandon : ils en ont tous les deux bavé, mais s’en sont sortis.

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Cela bien sûr, ils l’ignorent lorsqu’ils se rencontrent. Ils se « sentent », se jaugent aussi, sans parvenir pour autant à penser qu’ils ont bien plus en commun que ce que le premier abord veut bien dévoiler. Car là où Dylan est une jeune femme positive et pugnace, Jaxon est un taiseux, qui se cache derrière la carapace d’un gros dur.

Bon, si j’ai trouvé le personnage de Dylan vraiment intéressant dans tous ses aspects, celui de Jaxon m’a semblé moins réussi. Pour commencer, sa vulgarité dès qu’il rencontre Dylan ne m’a pas plu. Sa manière de lui parler de son « petit cul » n’a rien de la manifestation d’une quelconque carapace, mais plutôt d’une goujaterie sans borne … Et finalement, c’est un personnage qui sonne très vite creux et semble sans relief, car trop épars : à la fois directeur de foyer au grand coeur, goujat donc, et bad-boy abîmé par la vie. Les trois identités ne cohabitent pas du tout et n’en font pas un personnage touchant. Son homologue féminin bénéficie elle en revanche d’une personnalité bien construite et d’une évolution que j’ai pris plaisir à suivre, que ce soit au niveau de son histoire personnelle ou professionnelle.

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La « surprise » positive, c’est la plume des deux autrices. Les dialogues ne sont pas omniprésents et les phases plus narratives bénéficient d’un style agréable, fluide, qui rend la lecture très aisé et rapide, comme cela est souvent le cas dans une bonne romance. Tout n’est pas parfait dans Homecoming, mais le divertissement est présent. Soulignons également que les autrices parviennent à trouver un juste équilibre entre la romance et le thème de la protection de l’enfance, l’un servant l’autre sans qu’aucun ne prenne le dessus. Elles semblent avoir fait de petites recherches sur le sujet, et on sent dans leur manière d’écrire une volonté réelle d’aborder ce sujet douloureux.

En revanche, j’ai moins apprécié les clins d’oeils – multiples – à d’autres univers. Je passe aisément le Jaxon qui m’a rivé en tête le héros de la série TV Sons of Anarchy, mais n’ai pas trop apprécié ceux – multiples – à 50 Nuances de Grey (je m’en suis rendue facilement compte car j’ai lu le premier tome). À un moment, le personnage de Dylan, ronde comme une queue de pelle, vomit puis finit un peu plus tard par échanger un baiser avec notre héros. Déjà, Grey et Jaxon ne semblent pas déranger par les haleines nauséeuses – ce qui en soit est un problème. De plus, cela apporte un petit côté fan-fiction/amateurisme que je trouve assez malvenu. Ce n’est que mon opinion, mais à la lecture, cela m’a gêné, et ça a été le pompon quand j’ai lu le terme « déesse intérieure ».

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En conclusion … Homecoming est une romance intéressante et plutôt bien écrite. Osant aborder des sujets graves et sensibles sans pathos ni excès, elle souffre pourtant de l’influence trop pesante de ses inspirations, ce qui peut nuire au plaisir de lecture.

 

4 réflexions sur “Homecoming, Delinda Dane & Ludivine Delaune

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