Archer’s voice, Mia Sheridan

couv70268979Genre : Romance 🇺🇸

394 pages


« Bree Prescott a choisi la petite ville de Pelion pour trouver la paix qu’elle recherche désespérément. Après avoir vécu un épisode traumatisant dans sa ville natale, plier bagage avec sa chienne, et ce jusqu’à nouvel ordre, lui paraissait le meilleur moyen de prendre un nouveau départ. A peine installée dans sa maison près du lac, elle croise Archer Hale, un homme solitaire et mystérieux, qui cache au fond de lui une profonde souffrance.

Un homme que personne ne voit, un homme qui a perdu la voix. Certaines histoires doivent tomber dans l’oubli, et d’autres sortir du silence. Ensemble, trouveront-ils la clé de la liberté ? »


png-4

Les + : De beaux personnages principaux ; Une histoire relativement crédible ; Une lecture rapide et sympa.

Les – : Une fin abrupte.


Lors de sa publication en France en 2016, Archer’s voice avait fait grand bruit sur la blogosphère. Coups de cœur à tout va et émotions en pagaille. Je n’avais pas spécialement eu envie de le lire pour autant à l’époque, et c’est en l’apercevant lors d’une visite à la bibliothèque il y a quelques semaines que j’y ai repensé tout à coup (je n’ai jamais pu à vrai dire oublié le code-couleur absolument dingue de cette couverture et ce dos musclé détouré sur Paint). Il m’avait semblé opportun d’emprunter quelques lectures plus légères & rapides à lire. Et la pioche est plutôt bonne.

« – Oui Archer Hale… Je me souviens que c’était un gentil petit garçon. Maintenant, il ne parle plus.
Je suppose que c’est parce qu’il est sourd. »

Ce livre, c’est donc la collision de deux histoires de vie compliquées. Tout commence lorsque Bree Prescott quitte son Ohio natal pour aller s’installer au vert dans le touristique état du Maine, où elle avait l’habitude de passer des vacances enfant. Elle y loue une petite maison en bord de lac, bien décidée à fuir un quotidien qui lui est devenu trop pesant depuis le drame de l’assassinat de son père, auquel elle a assisté. Accueillie chaleureusement par une voisine aux petits soins, elle fait la rencontre sur le parking de la supérette d’un jeune homme aux cheveux longs et à la barbe folle qui l’aide à ramasser ses courses tombées. Alors qu’elle essaie de lui parler, elle se rend rapidement compte qu’il semble muet. Sa voisine lui apprend alors qu’il s’agit d’Archer Hale, considéré par tous comme le « simplet » du coin.

« – Harry Potter, hein ? C’est super. Tu sais pourquoi j’aime vraiment ce bouquin ?
Ses yeux ont cherché les miens, et il a fait non de la tête, sans quitter mon regard.
– Parce que ça parle d’un pauvre môme en qui personne ne croyait, qui avait un drôle de look, avec ses grosses lunettes et qui vivait dans un cagibi sous les escaliers, chez son oncle et sa tante. Mais tu sais quoi ? Il finit par réaliser des trucs vraiment dingues alors que tout semblait être contre lui. C’est super de voir que quelqu’un que personne n’attend s’en sort comme un chef, tu ne trouves pas ? »

Evidemment, Archer est un homme disposant de ses pleines qualités intellectuelles, mais muet depuis un tragique accident. Et Bree, qui connaît la langue des signes, va tenter d’entrer dans le monde de ce garçon ostracisé depuis des années. Ce ne sera pas simple d’ailleurs, mais Bree est une jeune fille tenace. C’est un personnage agréable d’ailleurs : si elle se sent brisée de l’intérieur par ce qu’elle a pu vivre, en revanche, elle a une pleine confiance en elle sur bien des aspects et fait preuve d’une détermination sans borne. Beaucoup de positivité se dégage de sa façon d’être, on sent qu’il s’agit habituellement de quelqu’un de léger, qui a une approche de la vie simple et enjouée et qui s’assume sur bien des aspects. La suivre est donc plaisant – et facile, j’en conviens. La progression de ses relations avec Archer est intéressante, tout comme les craintes qui en sortent, qu’elles soient relatives au handicap de ce dernier ou plus largement à sa mise à l’écart de la société – car on ne peut pas dire qu’il ait vraiment les « codes » de grand chose en ce bas-monde.

Le style de l’autrice m’a aussi bien plu. Son écriture est simple certes, mais sert bien l’histoire qu’elle nous raconte. Elle ne recourt pas trop aux dialogues ni aux « punchlines » (qui font souvent offices de cache-misère quand elles sont présentes en excès – tel que je le ressens en tout cas). Mais surtout, elle aborde le handicap d’Archer avec une délicatesse et une bienveillance que j’ai beaucoup appréciées, tant dans les situations auxquelles elle l’expose que dans la répercussion que ces dernières ont dans l’image qu’Archer a de lui-même. Il y a vraiment beaucoup de justesse là-dedans. Je regrette juste une fin très précipitée, apportant une résolution bien trop évidente des différents enjeux.

Collage_Fotor

En conclusion … Archer’s voice est une bonne lecture détente, qui aborde en prime habilement l’ostracisation des personnes sourdes et/ou muettes. Il ne s’agit pas d’un coup de cœur, mais c’est une romance globalement assez réussie.

6 réflexions sur “Archer’s voice, Mia Sheridan

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s