Plus belle la série, Paul-André Landes & Émilie Harel, d’après une enquête de Muriel Mille

couv4234046Genre : Documentaire 🇫🇷

170 pages


« Clémentine est scénariste pour un feuilleton quotidien à grand succès. Un jour, elle décide d’aller voir le tournage des épisodes : de gaffes en surprises, elle découvre les aléas de la fabrication de la fiction télé, les acteurs phares et les figurants, les contraintes du plateau, les petits arrangements avec le réel… Plus jolie, la vie au petit écran ? »


png-4Les + : Une initiation intéressante et pédagogue ; La BD est presque exhaustive tant elle n’oublie rien !

Les – : La thèse dont est inspirée la BD n’en parlait sûrement pas, mais j’aurais aussi aimé en savoir plus sur les spectateurs de la série.


Après un premier contact avec la collection de récits sociologiques courts Raconter la vie l’année dernière (sur le thème du Tuning), j’ai eu envie de retenter l’expérience de la vulgarisation sociologique mais avec un autre format : la bande-dessinée.

La collection Sociorama ambitionne de nous initier à cette discipline via la bande-dessinée. Le principe est simple : on part d’une enquête effectuée par un.e sociologue qui se trouve mise en images, mais en ajoutant un aspect fictif.

Ici par exemple, à partir de la thèse de la sociologue Muriel Mille titrée « Produire de la fiction à la chaîne : Sociologie du travail de fabrication d’un feuilleton télévisé« , nous allons suivre l’histoire de Clém‘, une jeune scénariste d’une trentaine d’années qui travaille à Paris sur un soap du service public à l’organisation dantesque, tourné à Marseille dans d’immenses studios (toute ressemblance avec Plus belle la vie est évidemment pûrement fortuite).

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On en apprend ainsi beaucoup sur ce qui s’apparente clairement à une grosse machine, notamment sur les arches narratives (en gros des intrigues à temps longs/temps moyens/temps courts), sur les ratés et les réussites, ou encore la manière dont il faut parfois jongler avec le manque de moyen en se montrant créatif. Je garde par exemple en mémoire la fameuse scène du pot de compotes. Deux personnages se disputent à l’hôpital, l’un est alité. Le premier, d’après le scénario, doit jeter le pot de compote ouvert ; mais cela impose ensuite un nettoyage de plateau de 7 minutes ! Il est donc décidé de jeter ce pot de compote, certes, mais solidement fermé : ainsi, le temps est rationalisé !

Le propos sociologique est assez ténu mais présent tout de même : railleries envers les scénaristes et les comédiens, préjugés, personnage ouvertement homosexuel, fans envahissants, sexualité des seniors, intrigues à la pelle, … Rien ne manque à la liste, même si certains sujets ne sont parfois abordés que l’espace d’une réplique. Le tout est loin d’être indigeste, grâce à un trait agréable, passe-partout mais pas du tout dans le sens péjoratif du terme ; ce que je veux dire, c’est qu’on sent que l’auteur et l’illustratrice sont au « service » de l’idée générale de la collection.

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En conclusion … J’ai bien aimé et ne manquerai pas de lire un autre titre de la collection ! Pour moi qui suit une ado des années 2000 – et même si je connais peu la série TV à laquelle la BD fait référence – cela me rappelle les programmes TV chez mes parents ou d’autres membres de ma famille qui titraient semaines après semaines sur le feuilleton. Un phénomène de société décortiqué ici efficacement !

2 réflexions sur “Plus belle la série, Paul-André Landes & Émilie Harel, d’après une enquête de Muriel Mille

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