Anne : La maison aux pignons verts (#1 Anne), Lucy Maud Montgomery

couv61748163Genre : Classique jeunesse 🇹🇩

376 pages


« NĂ©e en Nouvelle-Écosse. orpheline Ă  trois mois. Anne est rĂ©cupĂ©rĂ©e par une sĂ©rie de familles d’accueil. MalgrĂ© la pauvretĂ©, elle parvient Ă  s’Ă©vader de sa sombre existence grĂące Ă  son imagination dĂ©bordante. Elle lutte pour rendre les circonstances acceptables. recherche des Ăąmes sƓurs et trouve dans les livres une certaine consolation, tout en rĂȘvant de fonder un jour sa propre famille. Curieuse, inventive, amoureuse de la vĂ©ritĂ©, Anne fait dĂ©jĂ  preuve du sens de l’Ă©merveillement et de l’espoir qui la caractĂ©riseront sa vie durant. Ce roman relate les Ă©vĂ©nements Ă  la fois tristes et loufoques de la vie de la rouquine Ă  l’esprit dĂ©bridĂ© sur l’Ile-du-Prince-Edouard… »

[Une LC (Lecture Commune) Livraddict : Lien]


png-3

✅ L’hĂ©roĂŻne, Anne, est un rayon de soleil ; Les personnages secondaires ; Une histoire hors du temps ; Beaucoup de positivitĂ©.

⛔ RAS


La sĂ©rie des Anne est un grand classique de la littĂ©rature jeunesse de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique. Je vais ĂȘtre honnĂȘte, le livre et l’autrice m’étaient inconnus au bataillon il y a encore quelques mois de cela, avant que je ne tombe chez une amie sur un Ă©pisode de la sĂ©rie Anne with an E. De lĂ , j’ai trouvĂ© le premier tome en occasion et presque au mĂȘme moment, une Lecture Commune s’est organisĂ©e sur LivrAddict. Timing par-fait, donc.

« Oh regardez, une abeille Ă©norme vient de tomber d’une des fleurs de pommier ! Quel bel endroit pour vivre, une fleur de pommier, ne pensez-vous pas? Imaginez-vous en train de dormir dedans, pensant que le vent la berce. Si je n’Ă©tait pas une petite fille, je pense que j’aimerais ĂȘtre une abeille et vivre parmi les fleurs. »

« Hier, vous vouliez ĂȘtre une mouette », fit Marilla en reniflant. « Je pense que vous manquez de constance ».

Anne, c’est l’histoire Ă  la fin du XIXĂšme siĂšcle d’une toute jeune fille canadienne de 11 ans qui dĂ©borde d’imagination. Elle est orpheline depuis sa petite enfance et court de placements en famille en orphelinats, jusqu’à ce qu’elle soit un jour adoptĂ©e par les Cuthbert – un frĂšre, Matthew et une soeur, Marilla qui cherchaient plutĂŽt Ă  embaucher un garçon de ferme pour les assister dans leurs tĂąches. 

D’abord dĂ©boussolĂ©s, ces deux-lĂ  vont bien vite s’attacher Ă  cette jeune fille exceptionnelle, qui a encore tout Ă  apprendre du monde. 

Disons le tout de go : suivre Anne a Ă©tĂ© rĂ©jouissant. TrĂšs franchement, au dĂ©part, en voyant ses longues tirades (soutenues !) de dix ou vingt lignes, j’ai pris peur ; mais Ă  tort ! Elle est Ă  la fois hilarante, attendrissante, profondĂ©ment gentille, gĂ©nĂ©reuse et follement inventive (et bavarde !). Et ce qui m’a plu par-dessus tout, c’est que personne ne lui demande de changer. Anne dĂ©gage un parfum de libertĂ© dans ce premier tome assez inouĂŻe, comme de l’enfance Ă  l’Ă©tat pur. Alors forcĂ©ment, un regret pointe son petit nez : comme j’aurais aimĂ© connaĂźtre ce livre plus tĂŽt ! Si j’avais eu l’opportunitĂ© de le lire Ă  l’ñge qu’Anne a dans le rĂ©cit voire un peu plus jeune, elle serait Ă  coup sĂ»r devenue mon hĂ©roĂŻne.

« Comme la plupart des personnes peu loquaces, [Matthew] apprĂ©ciait les bavards, pourvu que ceux-ci fussent prĂȘts Ă  assumer toute la conversation, sans attendre de rĂ©plique en retour. »

Vous le comprenez donc, ce personnage est charmant, solaire ; en un mot : positif. Ce qui y ajoute une valeur particuliĂšre, c’est que l’autrice est parvenue Ă  donner Ă  son histoire quelque chose d’intemporel, figĂ© dans un « autrefois » parfait et idyllique. Apparemment, dĂ©jĂ  Ă  l’époque de sa parution (en 1908), cela avait Ă©tĂ© soulignĂ©. L’histoire se passe dans la petite communautĂ© fictive d’Avonlea, situĂ©e sur l’Île-du-Prince-Edouard (au Canada donc), dont il se dĂ©gage une espĂšce d’ambiance surannĂ©e. La nature, la vĂ©gĂ©tation y sont abondamment dĂ©crites. Les tĂąches sont effectuĂ©es avec peine et lenteur, la communautĂ© est Ă©troite : tout s’y sait et s’y rĂ©pĂšte. 

On ne peut pas dire qu’Anne en tant que personnage soit un coup de pied dans la fourmiliĂšre pour autant ; mais sa fantaisie va pousser chacun et chacune Ă  se relĂącher un peu, Ă  lĂącher du lest. Le livre est dĂ©coupĂ© en courts chapitres, correspondant chacun Ă  une aventure particuliĂšre dans la vie de notre protagoniste (rencontres, bĂȘtises, Ă©tapes importantes, 
), avec en fond des fils rouges donnant du liant Ă  l’histoire – fils rouges qui s’étoffent Ă  mesure que l’hĂ©roĂŻne grandit et prend de l’ñge, dĂ©gageant ainsi de nouvelles pistes pour les tomes suivants. Ces courts chapitres donnent beaucoup de rythme Ă  l’ensemble, si bien qu’on ne s’ennuie jamais ! Au final, j’ai refermĂ© ce livre avec l’impression presque douloureuse de quitter une sorte de cocon.

Collage_Fotor

En conclusion … Une bonne dĂ©couverte, doublĂ©e d’une belle surprise. C’est certes un livre jeunesse mais il est apprĂ©ciable Ă  tous les Ăąges.

 

10 réflexions sur “Anne : La maison aux pignons verts (#1 Anne), Lucy Maud Montgomery

  1. tampopo24 dit :

    J’ai reçu le coffret des 6 (premiers ?) romans vo pour mon anniversaire, il me tarde de m’y plonger. J’avais beaucoup aimĂ© la sĂ©rie et j’Ă©tais frustrĂ©e de ne pas avoir la suite ><
    Ta chronique me fait dire que je vais adorer moi aussi !

    Aimé par 1 personne

Répondre à tampopo24 Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icÎne pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte WordPress.com. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte Google. DĂ©connexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte Twitter. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte Facebook. DĂ©connexion /  Changer )

Connexion Ă  %s