Le feu de la sor’cière (#1 Les bannis et les proscrits), James Clemens

couv12422148Genre : Fantasy 🇺🇸

536 pages


« Par une nuit fatale, dans le merveilleux pays d’Alasea frappé par une malédiction, trois mages firent un ultime acte de résistance, sacrifiant tout dans l’espoir de préserver le bien. Cinq cents ans plus tard, au jour anniversaire de cette nuit sinistre, une petite fille hérite d’un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse comprendre son terrible don, le Seigneur Noir lance ses monstres ailés pour la capturer et lui rapporter la magie embryonnaire qu’elle détient. Fuyant les hordes des ténèbres. Elena est précipitée vers une issue terrible… et vers la compagnie d’alliés inattendus. Formant avec eux une bande de parias et de hors-la-loi, elle va tenter de combattre les forces implacables du mal et de secourir un empire autrefois glorieux… »


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✅ Pas de cliffhanger, donc pas d’envie artificielle d’y retourner « juste pour savoir ».

⛔️ Des clichés par seaux entiers ; Un gros manque de rythme ; Une mise en contexte aussi épaisse que mes premiers scénarios Donjons & Dragons avec mes cousins lorsque j’avais 8 ans.


 

Il me semble bien que ce premier tome des Bannis et des proscrits doit être un des plus vieux reliquats de ma PAL, puisque je me souviens l’avoir acheté un samedi matin en courses avec ma chère Maman, lorsque je n’avais pas encore quitté le nid … Soit il y a presque six années

Peut-être aurais-je dû le lire plus tôt car alors je l’aurais sans doute davantage aimé. Cependant, de l’eau a coulé sous les ponts, de nombreux livres fantasy sont passés entre mes mains et mes exigences ont probablement évoluées. Non pas que j’ai détesté cette lecture, mais … disons qu’elle m’a semblée réellement moyenne

 

« – Qui êtes-vous ? Répéta Tol’chuck
D’un geste nonchalant, l’homme aux cheveux d’argent désigna l’ensemble du groupe.
– Des quêteurs, comme toi. La sor’cière nous attire tels des papillons vers une flamme. »

 

Ce premier tome se résume assez brièvement. Elena est une jeune fille de douze ans qui vit en périphérie d’une cité marchande. Ses parents, tout comme elle et son frère, travaillent dans les immenses vergers de pommiers qui entourent la ville à perte de vue. Rêveuse, elle se révèle bien peu productive car elle ne pense qu’à l’aventure. Un jour pourtant, sa vie va basculer : une de ses mains ainsi que son poignet se teintent d’une couleur rouge sang ; un pouvoir surpuissant a surgi en elle – et il est convoité par le Seigneur Noir (mes aïeux, ce nom de gros méchant pas beau), engeance terrifiante qui ne va pas hésiter à lâcher ses démons aux trousses de la jeune fille. Elle croisera sur sa route des membres des différentes races vivant dans son monde, et tous ensemble ils en viendront à former un groupe ayant un unique but : la protéger.

 

« – La peur est un sentiment universel, Elena, lui dit-il gentiment. Nul n’est immunisé contre elle. Mais parfois, les circonstances exigent que nous la mettions de côté pour avancer. Ne laisse pas la tienne te contrôler. »

 

Vous avez dit cliché ? Alors là, clairement, je ne peux que répondre oui ! J’ai été assez épatée par cette enfilade flagrante des pires banalités fantasiesques qui soient. En soit, cela ne me pose aucun problème lorsque c’est bien fait (et cela vaut pour tous les genres de littérature, ça peut avoir un côté rassurant), mais là … J’ai juste eu l’impression de lire un gros scénar’ de jeu de rôle tout pataud & pas achevé de transposer en roman.

Le premier point gênant, c’est le court laps de temps sur lequel se déroule l’histoire : quelques jours tout au plus pour que tout le monde se rejoigne sur un continent pourtant réputé vaste – puisqu’il nous est bien précisé que les différentes races ne communiquent que rarement entre elles – et qu’Elena laisse exploser sa puissance. Le second point, c’est le manque criant d’une contextualisation politique et historique plus poussée : qui gouverne ? comment ? pourquoi ? que sait le peuple et de quoi a-t-il conscience ? On nous jette pêle-mêle deux trois informations, grâce auxquelles j’ai supposé que nous étions donc dans un univers plutôt médiéval-ouest-européen – car qu’imaginer d’autre ? Bon. Et puis ? Et puis, rien de plus : les actions s’enchaînent, mais pourraient tout aussi bien se passer en Australie ou sur Tatooine. Et le pompom : troisième point ! Les personnages sont des girouettes. Un coup pensent-ils ceci que le suivant ils pensent cela. Alors forcément, les enjeux sont imbitables et la lassitude pointe, d’autant plus que la narration alternée entre presque tous les personnages casse sans cesse le rythme. N’oublions pas cette manie de mettre des apostrophes partout : faire d’une sorcière une sor’cière ne la rend pas plus originale, ça sonne même pour le coup creux.

Mon avis est assez sévère, mais il est aussi à mettre en corrélation avec le fait qu’au vu des notes sur les différentes plateformes sociales de lecture, je m’attendais à une super lecture … Et que je suis pour le coup clairement déçue. Néanmoins, pour nuancer un peu, tout n’est pas à jeter : par exemple, l’auteur a le mérite de ne pas conclure son tome par un cliffhanger artificiel mais de proposer une fin potable sans goût de reviens-y artificiel. C’est en fait une fantasy que je rapprocherai d’un titre comme Les épées de glace d’Olivier Gay, où l’accent est plus mis sur l’action que sur la cohérence de l’ensemble. Ce n’est juste pas forcément MA fantasy.

 

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En conclusion … Une lecture décevante pour moi, mais que je ne déconseille pas car elle semble plaire à beaucoup ! Reste qu’elle accrochera peut-être moins un lecteur de fantasy régulier. 

 

3 réflexions sur “Le feu de la sor’cière (#1 Les bannis et les proscrits), James Clemens

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