La vérité sur l’affaire Harry Québert, Joël Dicker

couv46940194Genre : Thriller 🇨🇭

857 pages


« À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?


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✅ Sans divulgâcher, une partie de l’enquête – dans les cinquante dernières pages – m’a vraiment beaucoup plu ; Les passages revenant sur la jeunesse de Marcus Goldman, le héros principal.

⛔️ Poussif et cliché ; Des personnages peu travaillés ; des États-Unis de carte postale & soap, et pas un roman « sociétal ».


Encore une fois, j’arrive bien après la bataille, en décidant de m’attaquer à THE best-seller de l’année 2012 (si je ne me trompe pas). À savoir, en résumant très rapidement, à l’histoire d’un jeune écrivain – Marcus Goldman (et sa maman qui n’a rien à envier à Mme Wolowitz dans BBT) à succès qui ne peut pas se résoudre à accepter que son mentor, lui aussi écrivain à succès – le dénommé Harry Quebert -, soit le coupable du meurtre d’une jeune fille de quinze ans disparue plus de trente années plus tôt. Il va donc quitter sa vie new-yorkaise et prendre la direction d’une petite ville du New Hampshire, théâtre de ces tragiques évènements ; un lieu qu’il connaît bien, puisqu’il y a passé beaucoup de temps étant étudiant. Ou qu’il croyait bien connaître, car il va vite se rendre compte qu’il ignorait beaucoup de choses.

 

 » Non mais … Pour qui vous vous prenez, Goldman ?
– Pour un véritable écrivain. Écrire, c’est être libre.
Il se força à rire.
– Qui vous a mis ces sornettes en tête ? Vous êtes esclave de votre carrière, de vos idées, de vos succès. Vous êtes esclave de votre condition. Ecrire, c’est être dépendant. De ceux qui vous lisent, ou ne vous lisent pas. La liberté, c’est de la foutue connerie ! »

 

Qui sont ces habitants, d’ordinaire si affables, qui se ferment comme des huîtres lorsque ses questions se font trop insistantes ? Eux qui aimaient tant Harry, pourquoi lui tournent-ils brusquement le dos, sans même respecter la présomption d’innocence ? Ces questions simples vont être le point de départ d’une intrigue à tiroirs qui va s’étirer sur un peu plus de 600 pages.

Si le livre se lit vite (à peine deux jours pour moi) et facilement grâce à une plume efficace – malgré quelques maladresses et répétitions – je n’ai pas follement été conquise par ce texte. La faute peut-être déjà à sa réputation qui le précédait et m’en faisait attendre trop, mais aussi et surtout aux « airs » qu’il veut se donner. À savoir prendre le pouls d’une certaine Amérique à l’approche d’un tournant historique (l’élection du président Obama se profile doucement), tout en réfléchissant au rôle de l’écrivain. Problème, cela m’a semblé bourré des pires clichés qui soient : le dinner, les habitants un peu « péquenauds », les avocats véreux, la maman Juive oppressante, les séances d’amphi improbable avec des profs hypra-charismatiques, le flic qui laisse un écrivain interférer tranquillamente dans une enquête de police importante, le corbeau du village, la manière d’envisager « l’art d’écrire » …  En fait, je ne m’attendais pas du tout à ça ! C’est en somme un genre de thriller assez simple, qui n’a même pas la prétention de tordre les clichés pour mieux les exploiter. L’intrigue dans sa globalité ne m’a pas vraiment intéressée et pour tout dire, j’avais deviné (page 327 très exactement, je l’ai noté pour m’en souvenir) la fin assez aisément, puisqu’elle me semblait tout de même aller d’elle-même. Donc, la vraie question, c’est plutôt : pourquoi un tel plébiscite, au point qu’il ait fini sur la short-list de bon nombres de prix littéraires ? Mystère.

 

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En conclusion … Un peu déçue par cette Vérité sur l’affaire Harry Quebert, dont j’attendais plus de profondeur. Reste une histoire tout de même divertissante, mais loin d’être inoubliable.

7 réflexions sur “La vérité sur l’affaire Harry Québert, Joël Dicker

  1. Lilly McNocann dit :

    Il est agréable d elire une chronique qui n’encense pas ce livre (non pas que d’autres n’aient pas le droit de l’adorer, mais je me sentais parfois un peu seule…)
    Je pense que j’ai davantage apprécié ma lecture que toi, mais je ne comprends pas non plus tout l’engouement autour de La Vérité…
    J’ai beaucoup aimé l’atmosphère et la rapidité avec lesquelles ces pages s’engloutissent, mais l’intrigue m’a parue bien trop étirée, capillotractée, pour me satisfaire complètement. Sans oublier les clichés que tu évoques !
    Je trouve néanmoins que l’auteur maîtrise bien son roman et a réussi à lui donner du rythme et de l’allant pour emporter le lecteur 🙂

    Aimé par 1 personne

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