Orcs et Gobelins #3 / #4

Genre : Fantasy – 64 & 56 pages

Chroniques précédentes : Tome 1 + 2 .


#3 : Gri’im (Nicolas Jarry & Stéphane Créty)

« Il n’y a pas pire ennemi qu’un vieil orc qui a tout perdu. Après trente années d’emprisonnement et de tortures, Gri’im est enfin libre. Autrefois, seigneur de guerre, il n’est plus qu’un vieil Orc brisé, brûlant de se venger. Mais, traqué comme une bête, blessé, il cherche refuge auprès d’une caravane d’humains qui se rend à Aspen. Depuis la guerre des Goules, la cité est censée être déserte, mais un prédateur aussi ancien que redouté, éveillé par la magie de l’elfe bleue Lanawyn, rôde… »

Après trente années d’une captivité particulièrement difficile, Gri’im n’a qu’une seule idée en tête : la vengeance. S’il se sent pourtant faible et à deux doigts de voir son corps lâcher, la force de l’amertume est plus importante. C’est ainsi qu’après quelques péripéties en début d’album, il croise un convoi humain à destination d’une exploitation minière, financé par un riche prospecteur. Ce dernier s’est entouré d’un équipage hétéroclite : un commandant peu aimable, une commandante en second anciennement mercenaire et une troupe de mercenaires justement, en lesquels placer une quelconque confiance n’assure qu’une seule chose : des ennuis. Participe aussi au voyage la fille du prospecteur, âgée de douze ans.

Particulièrement désobéissante, c’est elle qui va tomber sur l’Orc en s’éloignant trop du convoi et convaincre tout le monde d’amener à bord celui qu’ils qualifient unanimement de monstre.

Les Terres que parcourent nos protagonistes sont pourtant le théâtre d’un mal redoutable, ayant décimé les équipages s’y étant précédemment aventurés. Le ressort de cette histoire est donc plutôt éculée : l’Orc s’attache à l’enfant, à son « innocence » qui fait qu’elle le perçoit lui différemment et se bat de ce fait contre les dangers qui gangrènent la contrée, tout en poursuivant son désir de revanche.

C’est la première fois qu’une BD de la série s’intéresse d’aussi près aux autres personnage -ici humains – et pas uniquement à Gri’im l’Orc. Cela ne m’a d’ailleurs pas vraiment plu puisqu’on ne s’attache guère à eux et que leurs histoires – souvent privées – ne font pas avancer l’intrigue. De même, cet idée de l’enfant est intéressante, mais tellement déjà lue et déjà vue que la relation entre les deux – difficiles à développer en une soixante de pages ! – m’a laissée de marbre.

Enfin, le dessin m’a semblé différent, moins « net » qu’habituellement et les scènes de combat (nombreuses) confuses. Pas un excellent cru donc, même si comme toujours l’efficacité du scénario, son dynamisme, rend le tout digeste.

Note : 1.5 sur 4.

#4 : Sa’ar (Nicolas Jarry, Paolo Deplano & Bojan Vukic)

« Sa’ar n’est jamais sorti de sa mangrove et ne connaît rien des terres qui s’étendent au-delà de l’estuaire. Jusqu’au jour où un seigneur Orc réduit son clan en esclavage. Privé de tout espoir, le gobelin découvre un monde où seuls les forts survivent. Il fait alors le serment de devenir le maître de la cité des Sang-mêlés, un ramassis de voleurs, d’assassins et de bâtards… Même si pour cela il doit devenir le pire d’entre eux ! »

Tome pair, nous passons donc à un personnage Gobelin. Il s’agira ici de Sa’ar, un gobelin désormais âgé qui va conter son histoire à un jeune truand de son espèce tentant de se faire une place parmi les différents clans de la ville. Mieux vaut ne pas en dire plus sur ce tome à la conclusion cruelle (mais qui m’a arraché un sourire) et à l’ambiance sombre.

Je le disais au-dessus, le scénario est agréable et particulièrement malin – il se savoure en en sachant au préalable le moins possible. On y retrouve également une mise en contexte plus intéressante, avec un univers davantage développé et explicité qui ne laisse la place à aucun sentiment factice. Moins de clichés donc que dans le précédent, et des personnages dont on n’essaie pas de tirer une quelconque « humanité ». Je préfère la série quand elle ne mise pas sur du sentimentalisme maladroit.

Côté dessin, rien à dire non plus : le trait est net, les couleurs sont parfaites, dans les tons habituels. C’est toujours très classique sur la forme comme dans le fond, mais ça fonctionne, puisque cela a été un excellent moment de lecture.

Note : 3.5 sur 4.

Une réflexion sur “Orcs et Gobelins #3 / #4

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