La voie de la sorcière (Fille d’Hécate #1), Cécile Guillot

Genre : Fantastique

138 pages

Note : 1.5 sur 4.

✅ Les différentes infos sur les pratiques païennes.

🔴 Des maladresses ; Un récit trop bref qui manque de consistance.

« Je croyais n’être qu’une étudiante ordinaire et sans doute trop renfermée. Et puis, il a eu cette expérience étrange, la découverte de mon don… Maintenant je dois apprendre à m’accomplir en tant que sorcière, développer mes pouvoirs et trouver ma place en ce monde. Tout aurait-été parfait s’il n’y avait pas eu ces cauchemars et ces malaises. Quelqu’un cherche à me nuire ! Mais qui pourrait bien me harceler ainsi ?
Et, pour ne rien arranger, j’ai aussi un mémoire à écrire pour valider ma dernière année de psycho. Ma vie n’est vraiment plus de tout repos ! »

Maëlys nous ouvre les portes d’un univers étrange et déroutant, celui de la Wicca. La quête spirituelle qui est sienne va l’exposer à des menaces insoupçonnées. Surtout que le destin pourrait bien placer sur son chemin, les clés qui l’aideront à résoudre les mystères d’une existence parsemée d’ombres… Car, une sorcière peut-elle s’épanouir coupée de ses racines, ignorante d’un passé dont pourrait dépendre l’avenir ? »


Le retour des pratiques païennes via la dénomination de « féminin sacré » ne m’intéresse pas plus que cela : mon manque de sensibilité à tout ce qui touche au développement personnel est sûrement en cause, ainsi que ma tendance à être particulièrement terre à terre. Bref, tout ça pour dire que c’est un sujet que je ne maîtrise guère ; il est d’ailleurs possible que certains termes ne soient pas correctement employés dans cet article.

Ce premier tome de Fille d’Hécate s’ouvre sur une longue préface de l’autrice Vanessa Terral loin d’être inintéressante, nous proposant un petit tour d’horizon de tout ce qui touche à la Wicca (elle m’a d’ailleurs donné envie de découvrir Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estès, selon elle un pont idéal entre connaissances scientifiques et pratiques ésotériques) ; une préface qui à son intérêt puisqu’il s’agira de suivre dans ce roman un bout de vie de Maëlys, jeune femme de presque 23 ans qui va découvrir son don pour la sorcellerie.

Maëlys est étudiante en Master mention psychanalyse. Alors qu’elle réfléchit comme elle le fait souvent à ce mémoire qu’elle doit rendre en fin d’année, elle se trouve soudain distraite et bouscule un jeune homme, Alexandre. Les notes de ce dernier sont éparpillées au sol, et Maëlys, pétrie de honte après l’avoir aidé à rassembler ses affaires, accepte de le suivre dans son labo de recherches pour une petite expérience.


« De nos jours, une sorte de religion appelée « Wicca » vénérait la Déesse, mais elle n’était qu’une résurgence des temps anciens, durant lesquels la divinité était féminine, symbole de fertilité.« 


C’est ainsi qu’elle découvre la présence au sein de son université d’une antenne dédiée à l’études des phénomènes paranormaux. Son test est formel : son empathie n’est pas naturellement exacerbée. Elle possède en effet un don proche d’une télépathie, fonctionnant au toucher.

Cette découverte va la bouleverser : tout fait sens. D’un quotidien solitaire (elle n’a ni ami, ni famille), elle passe à une vie riche en découvertes sur elle-même grâce à deux femmes (une mère et sa fille) tenant une boutique ésotérique. Nous la suivons dans ses lectures et ses pratiques quotidiennes simples, alors qu’en arrière-plan, le danger rôde.

Le Chat Noir est une maison d’édition qui est chère à mon cœur et dont l’autrice, Cécile Guillot, est la fondatrice. Il y a cependant des moments où on ne peut pas nier que ce qu’on lit n’est pas à la hauteur, et c’est le cas ici. Si l’histoire est en elle-même intéressante, le tout manque terriblement de profondeur, de développement et de liant. Les phrases sont courtes, hachées, l’action est relatée comme elle vient sans description ni rythme, si bien que le roman n’emporte pas. Cela est d’autant plus prégnant que le récit est court (une centaine de pages environ). Il est pas exemple bien compliqué de comprendre et d’entrer en empathie avec Maëlys quand on ne parvient guère à définir les contours de sa personnalité ; je me suis demandée à plusieurs reprises quelle part d’elle-même l’autrice y avait mis, et à quel point ce qui paraît évident pour elle ne l’est pas pour nous, puisque nous ne sommes pas elle. Il est fortement possible que je me trompe, mais c’est en tout cas l’impression qui m’est restée en terminant la dernière page (était-ce exacerbé par le « je » ?).

Il y a pourtant un point positif qui tend à rendre la lecture plus intéressante, une chose que l’autrice réussit très bien : disséminer çà et là des informations sur la Wicca et les croyances ésotériques à travers son texte. On sent à la lecture que ce sont des points du récit qui ont été particulièrement travaillés et ils ne sont jamais pénibles ou inutiles même si – comme cela est mon cas – on n’est pas « réceptif » à ces sujets, sans tomber non plus dans un prosélytisme qui m’aurait déplu. C’est ce point précis d’ailleurs qui m’encourage à ne pas abandonner la saga immédiatement et à tenter, sous peu, la suite.


En conclusion … Une lecture en demi-teinte : si j’y ai appris des points intéressants au sujet de la Wicca, je n’ai pas accroché au style d’écriture.

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