Encaisser/Sous la blouse – Collection Sociorama

Genre : Sociologie – 164 & 170 pages


Encaisser (Anne Simon, d’après une enquête de Marlène Benquet)

« Dans le supermarché Batax, on trouve de tout, comme le rêvait le fondateur de cette entreprise familiale qui a réussi. Mais entre pression au rendement, clients mécontents et syndicats complaisants, la vie derrière la caisse n’est pas facile.
À force de tout encaisser, on risque de craquer… »

Note : 3 sur 4.

Encaisser nous compte l’embauche et les premiers mois à son poste d’hôtesse de caisse de Sabrina, une jeune femme d’une vingtaine d’années maman de deux enfants. Désormais, la voici membre de la grande famille Batax (comprenez Carrefour ou Leclerc), une chaîne de supermarchés et d’hypermarchés français créé dans les années cinquante.

Le procédé est plutôt malin : d’abord, découvrir l’historique de la société en feuilletant – tout comme Sabrina – le livret de prise de poste. Puis suivre son parcours à mesure que les jours passent : les bons moments entre collègues, les galères, la sollicitation des syndicats. De là, on remonte petit à petit le fil jusqu’à la RH, puis la direction du groupe – et on fait au final un tour assez complet de l’organisation d’une telle entreprise.

Encaisser, c’est finalement tout ce que j’attends d’un Sociorama : des informations claires et concises pour s’introduire efficacement à un sujet, servies par un dessin agréable.


Sous la blouse (Marion Mousse, d’après une enquête d’Emmanuelle Zolesio)

« Au bloc opératoire, celui qui décide, c’est le « patron ». Mais comment faire quand on est une femme ? Julie, étudiante qui ne sait pas encore quelle spécialité choisir, et Florence, chirurgienne qui aimerait bien avoir un poste, sont confrontées aux stéréotypes tenaces d’un métier qui se veut viril. Derrière sa façade aseptisée, l’univers de l’hôpital est fait d’épreuves, parfois bien en-dessous de la ceinture… »

Note : 1 sur 4.

Sous la blouse nous propose de suivre un petit bout du quotidien de chirurgiens dans un hôpital de province, et de plus particulièrement s’intéresser au sexisme qui règne au sein des différents services hospitaliers. De nos jours, les femmes chirurgiens sont encore minoritaires, et les postes à responsabilité occupés majoritairement par des hommes. En s’intéressant à deux trajectoires (une femme chirurgien en demande de titularisation, une jeune interne en chirurgie), ce Sociorama nous plonge au coeur de l’humour dit « carabin » … très souvent, il faut le dire, en-dessous de la ceinture.

Pour tout dire, j’ai trouvé les ressorts de ce tome assez simplistes : si il met tout à fait correctement en valeur le fait que cet humour subsiste car tout le monde le « tolère », il tente en revanche de donner une explication vaguement vaseuse à son existence en en faisant la soupape de détente vitalement nécessaire à un milieu professionnel aussi « difficile » que l’hôpital. Il m’a manqué des éléments tangibles – les questions de salaires par exemple, comme dans La banlieue du 20 heures – bref, des angles plus informatifs.

Le dessin ne m’a pas spécialement plu – si un trait un peu grossier peu parfois attirer positivement mon œil, ici, je n’ai vraiment pas accroché. Les visages sont difficiles à reconnaître à certains moments ce qui est plutôt problématique dans les scènes de blocs, puisque nos personnages sont cachés derrière masques et calottes. Pas le meilleur des Sociorama, donc.

Une réflexion sur “Encaisser/Sous la blouse – Collection Sociorama

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