Eurêka !, Hitoshi Iwaaki

Genre : Historique

258 pages

Note : 3 sur 4.

« Au IIIe siècle avant J.C., les romains et les carthaginois s’affrontent lors de guerres sanglantes. Eurêka ! prend place lors de la seconde guerre punique, juste après la montée en puissance du grand Hannibal Barca. Arrivé proche de Rome suite à de nombreuses victoires, le stratège ne peut cependant pas vaincre la cité, faute de renforts. L’armée romaine prend alors le dessus et assiège la ville de Syracuse ! Mais malheureusement pour lui, le général romain Marcus Claudius Marcellus va devoir faire face à une ville fortifiée et habilement protégée par les multiples inventions d’Archimède. »


J’en suis venue à lire ce manga grâce au confinement et à Netflix, qui m’ont tous les deux permis de découvrir l’animé Parasite : La Maxime, une petite merveille que nous avons binge-watché avec mon conjoint. Ce Parasite est adapté d’un manga (que j’espère lire bientôt !) du même titre de Hitoshi Iwaaki, qui a également écrit ce one-shot dont il est question aujourd’hui : Eurêka !, revenant sur un épisode des Guerres Puniques ayant opposé dans l’Antiquité les Romains aux Carthaginois sur il me semble plus d’un siècle.



Syracuse. Après une petite mise en contexte historique plutôt nécessaire, nous faisons la connaissance de Domippus, un jeune homme originaire de Sparte qui vit à Syracuse depuis un certain temps. Plutôt frêle, ce dernier suscite quelques moqueries car il n’a pas le « physique » qu’on pourrait attendre d’une telle ascendance – ainsi qu’un étrange prénom. Il côtoie dans la ville Claudia, une jeune Romaine qui a presque toujours vécue à Syracuse elle aussi. Les deux jeunes gens découvrent avec une certaine frayeur lors d’une escapade dans une vieille tout de guet abandonnée que la flotte Romaine encercle la cité, et comprennent vite qu’il va falloir cacher Claudia, car tous les Romains habitants de la ville ont été escortés à l’extérieur, par peur d’une allégeance à l’envahisseur. Ils trouvent alors tous les deux refuge chez le légendaire savant Archimède, qui a conçu tout un arsenal de défense à la demande du Roi afin de protéger les fortifications de la ville.

J’ai bien aimé ce one-shot qui m’a permis d’en apprendre davantage sur une période historique que je ne connaissais franchement que dans ses grandes lignes. Les faits sont clairement exposés, et on prend le temps de faire connaissance avec les motivations, forces et faiblesses des deux camps. De même, les nombreuses scènes de batailles sont impressionnantes : la violence qui en ressort a quelque chose de très « beau » graphiquement, particulièrement lorsqu’il s’agit des dégâts engendrés par les différentes créations d’Archimède (reposant d’ailleurs toujours sur des principes simples mais ô combien ingénieux et redoutables : le mangaka leur rend fabuleusement justice !).

Là où le bât blesse, c’est au niveau des protagonistes principaux. J’ai adoré découvrir Archimède sous cet angle, celui d’un vieil homme qui n’a plus toute sa tête et semble avoir travaillé sous la contrainte mais qui est toujours extrêmement brillant (en atteste la fin). En revanche, Claudia et Domippus manquent de relief. Ils font davantage office de « guides » que de réels personnages. C’est dommage, car les tragédies qui les touchent au final n’émeuvent guère – alors que leurs origines avaient un aspect clairement intéressant !

Du côté du trait, j’ai eu la sensation de retrouver ce que j’avais tant aimé dans Parasite : La Maxime (j’ai bien conscience qu’il n’a pas dessiné l’animé à lui tout seul hein, mais l’équipe à l’œuvre est là pour restituer l’essence de son travail donc …). C’est super organique, avec cette violence graphique que j’évoquais au-dessus. Les traits des visages sont nets, fins, presque simples mais hyper expressifs, tout comme ce qui touche à l’arrière plan et au décor. Bref, si narrativement je suis mitigée, le dessin lui a achevé de me convaincre.


En conclusion … Une bonne lecture Histoire au sens large, bien que l’histoire personnelle dont il est question ne m’ait pas plus accrochée que cela. En revanche, coup de cœur pour le trait du mangaka, qui m’a plus que séduite.

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