L’arbre d’Halloween, Ray Bradbury

Genre : Fantastique

159 pages

Note : 3.5 sur 4.

✅ La bande de copains attachante ; L’idée de partir de chaque costume pour explorer une croyance/tradition ; Le style de l’auteur ; Une jolie fin.

🔴 RAS, ce n’est simplement pas un coup de cœur.

Résumé éditeur : « Lorsqu’ils frappent à la porte de Montsuaire pour réclamer des bonbons, Tom et ses copains déguisés en zombies ne savent rien de ce qui les attend… Commence alors un fabuleux voyage dans l’espace et le temps… Une quête fantastique et poétique des origines d’Halloween…
« Tout a commencé quand ? En Égypte, il y a quatre millénaires, pour célébrer l’anniversaire de la mort du soleil ? Ou des millions d’années plus tôt, devant les feux nocturnes allumés par les hommes des cavernes ? Ou dans le ciel de Paris, là où d’étranges créatures sont venues se pétrifier pour devenir les gargouilles de Notre-Dame? » »

Il m’arrive quelque chose d’hyper étrange avec ce bouquin : une sensation de déjà lu très forte, alors que pourtant je n’en ai aucun souvenir – ce qui m’a valu quelques problèmes de concentration au départ d’ailleurs (déjà qu’en ce moment, ce n’est pas ça …). Ce court roman de 150 pages environ (pour mon édition) était la lecture du book-club thématique d’Halloween sur LivrAddict, et je suis (encore une fois) ravie de m’être inscrite puisque ça a été une excellente (re ?)découverte.

Le point de départ de l’histoire est simple, mais brillant. Nous sommes le soir d’ Halloween. Une bande de copains âgés d’une dizaine d’années a prévu de se retrouver pour aller sonner aux portes. Avant cela, parés de leurs plus beaux déguisements, ils font un détour chez leur grand copain Pipkin qui – à leur grand regret – ne se sent pas très en forme et ne les accompagnera pas. Néanmoins, il leur fait une demande particulière : aller frapper à la porte d’une maison qui est l’objet des plus grands fantasmes en ville. Ils y sont accueillis par Mr Montsuaire, un homme mystérieux qui leur propose, au gré des époques et de leurs déguisements, de retrouver le vrai sens de cette fête qui est celle de la célébration des morts.

« Chez nous, dans l’Illinois, on a perdu le sens de tout ça. Je parle des morts : là-bas, dans notre ville, ce soir, personne n’y pense. Tout le monde s’en balance. On ne s’installe pas près d’eux pour leur parler. Ils doivent se sentir si oubliés, si malheureux. »

… Et laissez-moi vous dire que cette idée est géniale. Il n’y a en clair (et à mon sens) rien à jeter dans ce livre qui oscille merveilleusement entre conte et fantastique, tout cela doublé d’un fond « récit initiatique ». Ne vous attendez pas à des personnages fouillés ; si les gamins forment un ensemble attachant, ils servent surtout de prétexte à l’aventure. En effet, chacun est revêtu d’un costume (squelette, momie, faucheuse, …) qui sera chaque fois le point de départ d’une explication allant à la racine d’une représentation de la mort dans une culture/une époque donnée. On ne peut pas foncièrement dire qu’on apprend une foultitude de choses dans ce livre – le faible nombre de pages fait qu’on survole un peu chaque tradition évoquée dans ses grandes lignes – mais l’idée générale est plutôt de réfléchir à notre manière de fêter Halloween tout en occultant le sujet (pourtant central !) de la mort elle-même. Il n’y a donc pas nécessairement une sensation de manque de pages, car le cœur de l’idée n’est pas d’être exhaustif sur les traditions.

L’idée de miser sur cette bande de gamins en tout cas apporte une légèreté et une candeur bienvenues. Du côté du style, si vous connaissez (et aimez) l’auteur, vous ne se serez pas perdus. On retrouve sa plume poétique, ce côté pas toujours linéaire (dans le sens où cela peut donner l’impression de partir un peu dans tous les sens ou de vite changer de sujet pour ensuite y revenir), de nombreux jeux de mots super bien traduits. Après, tout le monde n’adhèrera pas. On le voit clairement sur le topic du book-club d’ailleurs : le style est ce qui a le plus divisé les lecteurs.rices.

Finalement, à l’issue de ma lecture, je me dis deux choses : que ce petit livre ferait un excellent scénario de film/mini-série type Les Goonies ou Stranger Things (ou du moins l’idée que je m’en fais parce que je n’ai vu qu’un ou deux épisodes) et que j’ai très envie de (re)lire plein de Ray Bradbury.

En conclusion … Un roman d’Halloween, ce n’est pas que de la frousse à toutes les pages ! Ray Bradbury nous le rappelle via cette belle histoire autant adaptée aux adultes qu’aux jeunes lecteurs à partir de dix ans.

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Si vous aimez les beaux romans fantastiques (pour adultes cette fois-ci) et les plumes poétiques, je vous conseille … (l’image est un lien vers l’article, n’hésitez pas à cliquer !) :

3 réflexions sur “L’arbre d’Halloween, Ray Bradbury

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