La malédiction des corbeaux (The Witcher #1), Kowalski/Tobin

Genre : Fantasy 🇺🇸

110 pages

Note : 3 sur 4.

« Après avoir survécu à la Chasse Sauvage et sauvé le monde d’un hiver éternel, Geralt de Riv poursuit la formation de sa protégée, Ciri, au rude métier de Sorceleur.

Sur la piste d’une strige terrorisant les environs de Novigrad, l’apprentie chasseuse de monstres cherche à en savoir toujours plus sur la créature. Au fil des haltes jusqu’à la capitale rédanienne, Geralt lui révèle les détails de sa dernière rencontre avec une strige du côté de Wyzima, un combat qui faillit lui coûter la vie. »

⚠️ Attention : Divulgachâge potentiel concernant le jeu vidéo The Witcher 3. ⚠️

Ça fait un petit moment (une vingtaine de jours environ) que j’ai déserté ce blog … Mais pour le coup, je n’ai vraiment rien lu sur la première quinzaine de décembre et n’avais donc pas matière à créer d’articles. Me voici donc de retour avec un comics offert à mon petit frère pour Noël (mais bien évidemment lu avant ^.^) qu’il a d’ailleurs beaucoup apprécié. Il existe à ma connaissance deux séries de comics traduites en VF menées plus ou moins par les mêmes auteurs aux éditions Urban Comics. La première – The Witcher : la légende – narre des aventures de Géralt antérieures à l’intrigue des romans ou des jeux (je ne suis plus vraiment certaine). La seconde – dont le tome 1 est le sujet de la chronique d’aujourd’hui – se nomme simplement The Witcher et prend place dans la continuité du troisième opus du jeu, en choisissant de se baser sur la fin la plus logique : celle où Ciri ne monte pas sur le trône Nilfgaardien mais continue son chemin sur la Voie, décidant ainsi de devenir Sorceleuse (ajoutons aussi à cela que Géralt à conserver une relation romantique avec Yennefer, ce qui n’est pas une obligation et que les deux DLC ne rentrent pas en ligne de compte). S’en suit donc un apprentissage un peu difficile pour la jeune femme, qui n’est pas encore exactement une sorceleuse accomplie.

Géralt et Ciri se rendent ainsi dans la grande et bouillonnante Novigrad afin d’en savoir davantage sur un contrat qui leur a été proposé : combattre une strige qui terrorise les habitants des village alentours. Sur le chemin, Géralt va ainsi raconter à Ciri comment il a été amené à combattre une strige bien particulière à Wizima (une séquence emblématique des aventures du sorceleur, très bien relatée dans le premier jeu lors d’une cinématique pré-générique – et dans la série Netflix d’ailleurs) mais met la jeune femme en garde : un tel ennemi n’est pas à prendre à la légère, et plus d’un sorceleur y a perdu des plumes. Une fois à Novigrad pourtant, le cas s’avère – évidemment – bien plus compliqué qu’il n’y paraît. En chemin, nos deux compagnons croiseront la route d’une Yennefer bien décidée à protéger (et infantiliser) Ciri du moindre danger.

Un mot sur l’intrigue tout d’abord : bien qu’un élément relevant presque du détail soit franchement capilotracté, elle est très entraînante et rythmée, se posant ainsi parfaitement dans la continuité des jeux vidéos. On y retrouve un Géralt taciturne mais presque tendre, une Yennefer quelque peu toxique et enfin, une Ciri si déterminée à faire ses preuves qu’elle pêche par son imprudence. L’ensemble est vraiment monté à la manière d’une quête vidéoludique, ce qui est surprenant mais logique puisque c’est aux amateurs du jeu que s’adresse avant tout cette histoire. La résolution est intéressante, mettant en avant des thématiques qui font partie intégrante de l’univers The Witcher : horreur de la guerre menant à la bassesse et à la sauvagerie ou encore pauvreté.

Le dessin est un peu particulier. Au départ, je n’étais pas certaine de l’apprécier, mais je m’y suis finalement plutôt bien fait. Les personnages comme les décors sont assez peu détaillés – mais certaines scènes d’extérieurs prises d’un point de vue lointain sont particulièrement belles et rendent bien compte du vaste monde dans lequel nos héros évoluent. Les couleurs sont relativement ternes, mais il faut dire que les terres traversées (entre Redania et Temeria) ne sont pas des plus joyeuses – elles sont plutôt gangrénées par la pauvreté. L’ambiance de la saga est donc bien là.

En conclusion … Une adaptation non pas parfaite mais correcte, particulièrement plaisante à découvrir si comme moi vous avez adoré le troisième opus du jeu et en voulez plus !

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4 réflexions sur “La malédiction des corbeaux (The Witcher #1), Kowalski/Tobin

  1. Julie (Artemissia) dit :

    Je ne suis pas du tout « Jeu vidéo », mais du coup, si on a juste lu les livres ou qu’on est en train de les lire, penses-tu que l’on pourrait apprécier ces comics ? Merci beaucoup 🙂 Je te souhaite une belle semaine et de belles fêtes de fin d’année !

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