Le prince et la couturière, Jen Wang

Genre : Roman graphique jeunesse 🇺🇸

277 pages

Note : 4 sur 4.

✅ Un véritable bonbon ; La couture, le vêtement magnifiés ; Les personnages.

🔴 /

« Le prince Sébastien cherche sa future femme, ou plutôt, ses parents lui cherchent une épouse… De son côté, Sébastien est trop occupé à garder son identité secrète à l’abri des regards indiscrets. La nuit, il revêt les tenues les plus folles et part conquérir Paris sous les atours de l’époustouflante Lady Crystallia, l’icône de mode la plus courue de toute la capitale !
Sébastien a une arme secrète : sa couturière, Francès, une des deux seules personnes à connaître son secret et sa meilleure amie. Mais Francès rêve de s’accomplir par elle-même, et rester au service du prince lui promet une vie dans l’ombre… pour toujours. Combien de temps Francès supportera-t-elle de vivre dans le boudoir de Sébastien en mettant ses rêves de côté ? »

Ça fait très longtemps que j’entends parler de cette bande dessinée, que ce soit sur le net ou dans la vraie vie et je l’ai donc (enfin) ouverte récemment, un matin où j’avais envie d’une lecture rapide (le format BD est idéal pour ça) et surtout positive (et là, j’ai tapé dans le mille). L’histoire est simple : le jeune prince héritier de Belgique Sébastien, tout juste seize ans, a une passion (secrète) pour les robes et le travestissement. Il recrute donc à son service la jeune Frances, une couturière du même âge dont l’une des créations (scandaleuse) lui a tapé dans l’œil à un bal organisé en son honneur. Frances quitte alors un atelier où elle est tout de même assez exploitée pour un salaire de misère contre une place bien rémunérée auprès de ce jeune homme dont elle devient rapidement l’amie, la confidente et la créatrice privilégiée. Mais le secret devient lourd à porter quand enfin, Frances entrevoit la possibilité de voler de ses propres ailes.

Graphiquement, tout d’abord, je n’ai rien à redire. Si à la base je ne suis pas vraiment fan des personnages très « ronds », ici j’ai accroché tout de suite parce qu’ils sont tous particulièrement expressifs, avec un petit côté « dessin animé » dans le choix des plans. Les décors sont parfois riches quand il le faut, parfois non pour qu’on se focalise davantage sur la discussion et enfin, les couleurs sont merveilleuses, avec toutes ces nuances de rouge, d’orange, de jaune. Esthétiquement, il y a une identité très forte qui porte l’histoire à merveille. Cela était d’autant plus important qu’on évolue dans un univers/une réflexion liée aux apparences, qu’il s’agisse du sujet de la mode (les robes d’ailleurs sont magnifiques) ou de celui du travestissement du Prince Sébastien, passion qui le rend à la fois fort (certaines tenues sont des armures au sens figuré) tout en le fragilisant (la peur du regard des autres).

Au niveau du scénario, idem. Toute l’histoire se déroule facilement et est hyper fluide à lire. On en sait rapidement suffisamment sur chaque personnage pour se créer ses affinités/avis ; le décor, inspiré du XIXᵉ est cohérent, Jen Wang évoquant même l’ouverture d’un premier grand magasin (qui fait en gros penser au Bon Marché) ; et chaque personnage, au-delà du secret de Sébastien, poursuit un objectif finalement universel : celui de s’affirmer dans ses choix et de voler de ses propres ailes. Cela additionné à une fin positive à souhait (le Roi ♥️) font de Le prince et la couturière un album à mettre entre toutes les mains.

En conclusion … Pas un coup de cœur, mais une belle lecture !


7 réflexions sur “Le prince et la couturière, Jen Wang

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