Le chant des cavalières, Jeanne Marie Corrèze #PLIB2021

Genre : Fantasy 🇫🇷

320 pages

Note : 4 sur 4.

[Lu dans le cadre du Prix Imaginales des Bibliothécaires 2021. Le titre a également été présélectionné au PLIB2021.#ISBN9782361836184]

« Un royaume divisé, instable, des forces luttant pour le pouvoir. Un Ordre de femmes chevauchant des dragons. Des matriarches, des cavalières, des écuyères et, parmi elles, Sophie, qui attend. Le premier sang, le premier vol ; son amante, son moment ; des réponses à ses questions. Pour trouver sa place, elle devra louvoyer entre les intrigues de la cour et de son Ordre, affronter ses peurs et ses doutes, choisir son propre destin, devenir qui elle est vraiment. »

Je déteste ce qu’il m’arrive avec ce titre : je l’ai apprécié, mais impossible de le chroniquer décemment. J’étais en vacances récemment, donc je n’ai pas lu plus que cela parce que je me suis consacrée à d’autres travaux, mais comptait bien publié mes chroniques concernant le Prix Imaginales des Bibliothécaires … Sauf que je bloque sur celle-ci depuis des semaines. Ce sera donc un avis très rapide, afin d’en finir ^.^ !

« Considérons l’ordre comme un arbre ; si les feuilles dans leur multitude sont les écuyères, si les branches, solides et poussant toujours plus haut, sont les cavalières et si les racines, qui puissent savoir et nutrition dans la terre, sont les Aînées, alors le tronc ne peut être que la Matriarche. Sans son tronc, un arbre reste un buisson rachitique : il n’y a pas de citadelle sans Matriarche ; de même une Matriarche n’est rien sans sa citadelle. »

En entamant ce titre (et en me fiant au résumé et à la couverture), je m’attendais à une fantasy à l’inspiration Arthurienne, féministe et « rentre-dedans », avec en prime une mise en avant des relations dragons-cavalières. En somme, un programme plus que réjouissant.  

Or, s’il s’agit bien d’une fantasy à l’inspiration Arthurienne, le reste n’était pas forcément bien deviné de ma part (sauf peut-être pour le féminisme, encore que nos personnages féminins sont aux prises avec des hommes qui détiennent les plus hauts pouvoirs). L’autrice, dont j’ai beaucoup apprécié le style d’ailleurs, n’opte en effet pas pour les choix narratifs les plus évidents, passant sous silence les combats et l’action pour privilégier les moments plus introspectifs, les tractations politiques, verbales, les duels d’égo. 

Je comprends que ça puisse décontenancer, voire déplaire. Pour ma part, je pense que j’ai lu ce livre au bon moment. Le tout est en tout cas assez contemplatif, mais pas dénué de rythme, un peu comme une sorte d’épopée classique, avec ces personnages tout sauf manichéens. Pas de camp du bien ici, et je pense que la bonne surprise est venue de là. 

En conclusion … Un livre rencontré au bon moment, probablement. J’en garde une excellente impression et serai ravie de lire le prochain écrit de l’autrice. Gardez en tête si vous souhaitez le lire qu’il ne répond pas forcément aux attentes et aux habitudes qu’on peut avoir quand on est un habitué de la fantasy (type un début/une fin, une élue qui réussit, etc.) 


💼 L’avis des collègues : Il arrive malheureusement bon dernier chez tout le monde ! Je pense qu’il y avait des attentes vis-à-vis du résumé, de la couverture, etc. qui ont été déçues : pas d’action, pas vraiment de détails sur les dragons, des personnages « difficiles » à placer sur l’échiquier.

6 réflexions sur “Le chant des cavalières, Jeanne Marie Corrèze #PLIB2021

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