Malboire, Camille Leboulanger

« Un coin entre mer et montagne. Une lande, longtemps après un désastre qui a laissé la terre exsangue et toxique. Ses rares habitants vivent les yeux tournés vers le ciel dans l’attente de la pluie, ou vers le sol où la mort les attend. La faute au Temps Vieux dont les traces subsistent encore sous forme de micro-organismes, qui devaient faire pousser le mais plus vite et plus droit, et de monstres autonomes qui continuent à labourer une terre depuis longtemps désertée par leurs concepteurs. Heureusement, il y a Arsen, qui a gardé des souvenirs, un appétit d’avenir, et surtout un projet : forer le sol pour trouver de l’Eau potable sous la Malboire afin d’échapper au diktat de la pluie. Et il y a surtout Zizare, qu’Arsen a tiré de la Boue et recueilli, tout comme Mivoix, sa compagne. Il leur donne le goût de l’aventure et ne les retient pas lorsqu’ils partent, obnubilés par la rumeur d’un barrage derrière lequel se trouverait une immensité d’Eau… Faire route avec Zizare, c’est entreprendre la quête d’un monde qui se fonde sur une quête des mots, c’est découvrir que géographie physique et géographie psychique se répondent, c’est entendre la leçon d’une fable écologique qui se conjugue pour le lecteur au futur antérieur. »


Genre : Post-apocalyptique   –   252 pages   –   Lu dans le cadre du Prix Imaginales des Bibliothécaires


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West, Carys Davies

« John Cyrus Bellman, jeune veuf inconsolé, vit avec sa petite fille de dix ans, Bess, dans leur ferme de Pennsylvanie. Un entrefilet dans la gazette locale, faisant état d’une découverte stupéfiante, va le sortir de sa mélancolie et de son désœuvrement : de mystérieux ossements gigantesques auraient été déterrés, quelque part dans le Kentucky. Nous sommes au dix-neuvième siècle, et le continent américain demeure pour une large part inexploré. Qu’y a-t-il donc à l’ouest ? Se pourrait-il que des créatures fantastiques rôdent dans les terres inconnues qui s’étendent au-delà du fleuve Mississippi ? Bellman décide d’en avoir le cœur net et, s’improvisant aventurier, part à la recherche des bêtes sauvages, en compagnie d’un jeune éclaireur indien répondant au nom de Vieille Femme de Loin.

Bess, livrée à elle-même et aux bons soins d’une tante revêche, passera de longs moments, penchée sur les atlas de la bibliothèque, à suivre en imagination le périple de son père – sans se douter que les monstres n’existent pas que dans les songes ou aux confins du monde, mais qu’ils sont aussi là, bien réels, à notre porte. »


Genre : Littérature Américaine   –   192 pages


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Le fantôme de la rue royale (#3 Nicolas le Floch), Jean-François Parot

« Les précédents succès de Nicolas Le Floch, protégé du Lieutenant de Police Sartine, agacent. On veut le mettre à l’écart.
Mais, alors que Paris célèbre le mariage du Dauphin par un feu d’artifice sur la Place Louis-XV, c’est la catastrophe : des carosses renversés, des centaines de victimes écrassées…
Notre tout jeune Commissaire de Police au Châtelet reprend du service. Au milieu des cadavres, une jeune femme tient serrée dans sa main une perle noire. Est-elle morte étouffée…ou étranglée? »


Genre : Policier historique   –   339 pages   –   Mon avis sur : le tome 1


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#11 – Bilan du mois de Mars 2019

Nombre de livres lus5

Moyenne de la période : 2,4/4

Pages lues : 1,655

Un coup de cœur : non

Une déception : non


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Sylvester Stallone : héros de la classe ouvrière, de David Da Silva

« Depuis de nombreuses années, Sylvester Stallone est considéré comme un représentant de l’impérialisme américain avec des films comme Rambo II ou Rocky IV. Mais l’acteur-réalisateur-scénariste est un artiste bien plus complexe qu’il n’y paraît. Cet ouvrage propose ainsi une analyse de la filmographie de “Sly” dans le but de prendre le contre-pied des clichés qui lui sont habituellement associés (surtout en France). Car en plus d’être un digne représentant de la classe ouvrière, apprécié des classes populaires, Stallone défend une réelle vision humaniste tout au long de son œuvre.

Ce travail documenté, illustré d’une quinzaine de photographies, propose ainsi un éclairage inédit sur la star grâce à une approche de type cultural studies – dans la mouvance des star studies – dont l’enjeu est d’analyser sans aucun a priori et de manière pluridisciplinaire (mêlant l’analyse filmique, l’histoire, la sociologie, la politique, la biographie…) les productions populaires de la culture de masse en tenant compte aussi bien des intentions des auteurs que des contraintes du marché et de la réception du public. Une approche, malheureusement, encore largement boudée en France qui prouve pourtant, avec ce livre, toute sa richesse.

Docteur en études cinématographiques et diplômé de l’Institut français de presse de Paris, David Da Silva est journaliste et enseignant. Il a notamment collaboré à la revue CinémAction et il est l’auteur d’un ouvrage remarqué intitulé Le Populisme américain au cinéma de D.W. Griffith à Clint Eastwood publié aux éditions LettMotif en 2015. »


Genre : Essai   –   186 pages   –   Lu dans le cadre de la Masse Critique Babelio de Février 2019


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