Parce que c’était lui ; Parce que c’était moi, Marie-Laure Delorme

« L’amitié en politique existe-t-elle ? Nombreux sont ceux qui en doutent. Que reste-t-il du désintéressement et de la permanence au pays des rivalités et des revirements sans frein ? Etudier l’amitié en politique revient à se pencher sur un sentiment pur dans un monde impur. Mais l’amitié, ce lien rare, ce mot galvaudé, possède ses parts d’ombre et la politique ses accès de sincérité. L’amitié n’est ni le compagnonnage, ni la camaraderie, ni la sympathie, ni la fraternité, ni le copinage. C’est en revanche un sentiment totalement tourné vers l’autre, comme devrait l’être la politique. Il semblait logique de passer de l’autre côté de l’image publique et de demander à des hommes et des femmes politiques de livrer leur vision de l’amitié et leur version d’une amitié. 

Marie-Laure Delorme a choisi la forme du portrait car nos amis sont un reflet de nous-mêmes. Elle a rencontré, pour des témoignages inédits, François Hollande, Edouard Philippe, Brice Hortefeux, Sylvain Fort, Marielle de Sarnez, François Bayrou, Patrick Stefanini, Pierre Moscovici, Bruno Le Maire, Bernard Cazeneuve, Gilles Boyer, Anne Hommel, Sébastien Lecornu, Aquilino Morelle. « J’ai tenté de montrer que nos décisions quant au juste et à l’injuste dépendront de quelle compagnie nous choisissons, de ceux avec qui nous souhaitons passer notre vie », écrit Hannah Arendt. L’amitié est un choix, une élection, une affinité. Nos amitiés sont de chair et non de papier. Elles nous engagent dans le monde. Avec qui voulons-nous vivre ? »


Genre : Essai   –   208 pages


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Dans la chambre noire, Susan Faludi

« Le 7 juillet 2004, Susan Faludi reçoit un e-mail d’une certaine Stéfanie, accompagné de photographies. Sur l’une d’entre elles, on distingue une femme âgée posant dans le hall d’un hôpital thaïlandais. Sur une autre, on l’aperçoit dans un bosquet, arborant une perruque d’un roux flamboyant.
Steven, après vingt-cinq ans de silence, a préféré les images pour annoncer à sa fille, via ce message électronique, qu’il avait changé de sexe. Et pour l’inviter en Hongrie, où Stéfi est retournée vivre, afin d’écrire son histoire.
Comment Steven a-t-il pu passer de pater familias misogyne et violent à cette femme hongroise ? Et pourquoi ? À travers une enquête passionnante dans le Budapest des pogroms jusqu’à celui, actuel, du repli identitaire, Susan Faludi tente de répondre à ces questions en plongeant dans l’enfance de Steven, jeune juif contraint de se déguiser pour survivre aux rafles.
Depuis la Hongrie jusqu’au États-Unis, en passant par le Brésil où il avait trouvé refuge, ainsi qu’une photographie se développerait par couches dans une chambre noire, Susan démaquille les visages de son père. L’auteur n’écrira finalement pas l’histoire de Stéfi, mais celle d’une réconciliation. Un récit poignant, qui pose de façon inédite la question des identités, aussi bien sexuelles que religieuses ou politiques. »


Genre : Essai, témoignage   –   464 pages


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La passion du tuning, Stéphanie Maurice

« Plongée dans l’univers des parkings aux côtés de ces fous de voitures capables de ne compter ni le temps ni l’argent pour transformer leur bolide.

Donné pour mort, le tuning a de beaux jours devant lui. Dans le Nord, ce loisir populaire bat son plein au rythme de meetings attirant toutes sortes de passionnés qui cherchent la distinction et la classe par la personnalisation de leur véhicule. Le rêve automobile fait tenir quand la crise frappe. »


Genre : Essai   –   112 pages


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Sylvester Stallone : héros de la classe ouvrière, de David Da Silva

« Depuis de nombreuses années, Sylvester Stallone est considéré comme un représentant de l’impérialisme américain avec des films comme Rambo II ou Rocky IV. Mais l’acteur-réalisateur-scénariste est un artiste bien plus complexe qu’il n’y paraît. Cet ouvrage propose ainsi une analyse de la filmographie de “Sly” dans le but de prendre le contre-pied des clichés qui lui sont habituellement associés (surtout en France). Car en plus d’être un digne représentant de la classe ouvrière, apprécié des classes populaires, Stallone défend une réelle vision humaniste tout au long de son œuvre.

Ce travail documenté, illustré d’une quinzaine de photographies, propose ainsi un éclairage inédit sur la star grâce à une approche de type cultural studies – dans la mouvance des star studies – dont l’enjeu est d’analyser sans aucun a priori et de manière pluridisciplinaire (mêlant l’analyse filmique, l’histoire, la sociologie, la politique, la biographie…) les productions populaires de la culture de masse en tenant compte aussi bien des intentions des auteurs que des contraintes du marché et de la réception du public. Une approche, malheureusement, encore largement boudée en France qui prouve pourtant, avec ce livre, toute sa richesse.

Docteur en études cinématographiques et diplômé de l’Institut français de presse de Paris, David Da Silva est journaliste et enseignant. Il a notamment collaboré à la revue CinémAction et il est l’auteur d’un ouvrage remarqué intitulé Le Populisme américain au cinéma de D.W. Griffith à Clint Eastwood publié aux éditions LettMotif en 2015. »


Genre : Essai   –   186 pages   –   Lu dans le cadre de la Masse Critique Babelio de Février 2019


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